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Violence conjugale: le gouvernement Legault se traîne les pieds, dénonce Québec solidaire

Battered young woman sitting near brick wall

Photo Adobe Stock

La députée de Québec solidaire Christine Labrie reproche au gouvernement Legault de tarder à mettre en place des solutions pour contrer la violence conjugale au surlendemain de la mort tragique de deux femmes à Sainte-Sophie, dans les Laurentides.

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«Cinq féminicides en moins d'un mois, c'est un signal d'alarme que le gouvernement ne peut plus ignorer, a-t-elle dénoncé mercredi par communiqué. On a besoin d’augmenter les services pour les victimes, et aussi pour les auteurs de violence.»

«Les solutions pour réduire les violences faites aux femmes sont connues, mais on manque de fonds pour les mettre en œuvre», a ajouté la responsable solidaire du dossier de la condition féminine.

Chaque année, plus de 10 000 femmes ne trouvent pas de place immédiate dans les maisons d'hébergement. Or, les sommes annoncées l'année dernière par le gouvernement Legault pour les organismes qui œuvrent auprès des victimes «arrivent à peine à éviter les ruptures de service», a-t-elle affirmé.

«En attendant, des femmes continuent de subir de la violence et même de perdre la vie», a ajouté Christine Labrie.

Cette dernière avance trois solutions pour contrer les violences conjugales: augmenter rapidement le nombre de places disponibles dans les ressources d'hébergement, financer le développement de logements abordables et mettre sur pied une ligne provinciale de référence pour les auteurs de violence.

Le Québec a de nouveau été secoué par un drame conjugal lundi soir. Un homme violent aurait assassiné son ex-conjointe et la mère de celle-ci à coups de hache, dans les Laurentides, avant de tenter de se suicider avec sa voiture.

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