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Assouplissements : «ça aurait été utile d’avoir une semaine de recul»

Plutôt que d’assouplir les mesures dès le 8 mars, il aurait été pertinent d’attendre une semaine de plus afin d’observer les effets de la semaine de relâche sur la propagation des variants de la COVID, croit la Dre Cécile Tremblay. 

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«Ça aurait été utile d’avoir une semaine de recul après la relâche scolaire pour voir quel impact elle aura eu avec les voyages que les gens ont faits vers d’autres régions», affirme la microbiologiste-infectiologue du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). 

La Dre Tremblay estime qu’il pourrait y avoir une éventuelle transmission de cas provenant de la région de Montréal à d’autres régions. 

«Le fait de relâcher les mesures dans d’autres régions, et bien on est un peu sur la clôture entre un excès d’enthousiasme et la prudence qui doit guider nos décisions», soutient-elle. 

Elle rappelle d’ailleurs l’importance de continuer à respecter les consignes sanitaires. 

«On a vu dans le temps des Fêtes que les gens ont fait des petites tricheries, bien entendu, et toutes les conséquences ça a été une recrudescence des cas importante et qui a compromis le réseau de la santé», dit la Dre Tremblay. 

Elle craint que plusieurs soient portés à relâcher les mesures sanitaires pendant cette semaine de congé pour plusieurs familles. 

Ce relâchement, jumelé à la propagation des variants pourrait être problématique. 

«Non seulement on a encore cette semaine de relâche-là qui fait que les gens sont plus relax et vont peut-être respecter un peu moins précisément les consignes et puis on a la présence de variant», explique la microbiologiste-infectiologue.

Une situation qui pourrait être pire que celle que le Québec a connue après les Fêtes. 

«Si on voit une recrudescence des cas, c’est avec des souches qui sont beaucoup plus contagieuses, donc c’est là la crainte de voir que la résurgence au cours des prochaines semaines serait beaucoup plus importante que ce qu’on a vu en janvier», prévient la docteure. 

Écoutez l'entrevue complète de la Dre Cécile Tremblay dans la vidéo ci-dessus.