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CHSLD: le nombre de décès aurait pu être réduit

L’ampleur de l’hécatombe causée par la COVID-19 dans les établissements de soins de longue durée partout au pays aurait pu être réduite si les autorités avaient agi plus tôt, indique un coup de sonde publié jeudi.

En l’occurrence, près de trois Canadiens sur quatre (73 %) croient qu’il aurait été possible de réduire le nombre de décès attribuables à la COVID-19 en agissant rapidement.

Environ 81 % des sondés sont d’avis que les problèmes auxquels font face les centres de soins de longue durée sont antérieurs à la pandémie de COVID-19 qui n’a fait que les exacerber, toujours selon le sondage de l’Association médicale canadienne (AMC) et le National Institute on Ageing de l’Université Ryerson de Toronto.

«Notre système de santé actuel n'a pas été initialement conçu pour répondre aux besoins de notre population vieillissante. La pandémie n'a fait que mettre cette réalité en évidence», a indiqué par communiqué la Dre Ann Collins, présidente de l’AMC.

«Nous avons peu de latitude pour prévenir de futures tragédies comme celles qui ont démoli nos établissements de soins de longue durée au cours de la dernière année», a-t-elle déploré.

Selon le sondage, l’écrasante majorité des Canadiens (86 %) s’inquiètent de l’état de délabrement des soins de longue durée au pays. Cette proportion frise les 98 % chez les 65 ans et plus.

En outre, 85 % des sondés (96 % des 65 ans et plus) comptent tout en œuvre pour éviter d'aller vivre dans un établissement de soins de longue durée.

«Le sondage montre que la population canadienne, et particulièrement les aînés, n'a plus confiance en la capacité de son gouvernement de protéger les résidents des établissements de soins de longue durée», a analysé le Dr Samir Sinha du National Institute on Ageing.