/news/faitesladifference

Le Panier Bleu répond à ses détracteurs

À la fin du mois de janvier, le Panier Bleu, Desjardins et Banque Nationale ont annoncé un investissement pour jeter les bases d’un nouvel écosystème numérique québécois, qui inclura, entre autres, la création d’une plateforme de vente transactionnelle.  

L’annonce a été accueillie très positivement par une majorité de détaillants et de consommateurs québécois, mais a également fait l’objet de certaines critiques de la part d’observateurs plus sceptiques. Nous tenions à y répondre puisqu’elles s’appuient souvent sur une perception tronquée ou une méconnaissance de la démarche et des intentions derrière Le Panier Bleu. 

« Ça n’a pas de bon sens d’avoir investi autant d’argent pour un site web, qui n’est pas encore transactionnel. »

Le développement technologique représente le quart des investissements du gouvernement à ce jour. Nos objectifs étaient beaucoup plus larges : créer un mouvement en faveur de l’achat local, piloter des chantiers pour repenser le commerce de détail et accélérer sa transformation numérique, en s’appuyant sur l’avis des commerçants et des experts. Ces objectifs ont été atteints. 

Nous allons maintenant plus loin, avec la création d’une plateforme transactionnelle. On comprend que les gens aimeraient que ça aille plus vite — nous aussi — mais bien faire les choses, ça prend du temps. Après tout, Amazon ne s’est pas créé en six mois. 

« Le gouvernement ne devrait pas se mêler de la création d’un site transactionnel. » 

Le projet sera financé à majorité par le privé ; le gouvernement sert notamment de facilitateur. Il y a une nécessité de mettre en commun les forces vives du Québec en matière de commerce numérique et l’impulsion gouvernementale permet que ça se concrétise. 

« Une plateforme transactionnelle ne règlera pas tous les problèmes qui font en sorte que les gens achètent sur les géants mondiaux, notamment la livraison rapide!» 

La plupart des gens ont seulement retenu l’aspect « plateforme transactionnelle » de l’annonce du 25 janvier dernier, mais c’est tout un écosystème que nous voulons créer. Nous travaillerons également à optimiser les services de logistique et de livraison actuels, afin que tous les détaillants vendant sur la plateforme, peu importe leur taille, puissent atteindre un niveau de service comparable aux meilleures pratiques dans l’industrie. En gros, on va travailler fort pour que les Québécois puissent recevoir leurs achats dans un très court délai. Ça permettra également l’achat de proximité, qui diminuera l’impact écologique de l’achat en ligne. 

« Il est impossible de concurrencer les géants mondiaux. Ne serions-nous pas mieux de simplement aider les commerçants d’ici à se positionner avantageusement sur les GAFA ? » 

L’un n’empêche pas l’autre. Aider les commerçants à offrir un service en ligne est la première étape. Cela dit, le quasi-monopole exercé par les géants mondiaux du commerce en ligne leur permet d’imposer leurs règles du jeu et leurs conditions aux commerçants. Les marges exigées sont très élevées et les contraintes à l’entrée sont multiples pour les détaillants. Se faire découvrir sur les GAFA représente un coût énorme, et il n’y a pas nécessairement de vente à la clé. L’écosystème numérique proposé représente une solution très intéressante en ce sens. Lorsque nos commerçants et producteurs seront numérisés, toutes les plateformes leur seront disponibles. 

Votre opinion
nous intéresse.

Vous avez une opinion à partager ? Un texte entre 300 et 600 mots que vous aimeriez nous soumettre ?