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Les États-Unis ne retrouveront pas le plein emploi en 2021

Le président de la Banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell a prévenu jeudi que les États-Unis ne retrouveront sans doute pas le plein emploi en 2021, malgré l'optimisme suscité par la campagne de vaccination et le plan de relance de Joe Biden.

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«Je pense qu'il est tout à fait improbable que nous atteignions le plein emploi cette année, je pense qu'il faudra du temps pour y arriver», a averti Jerome Powell, lors d'une conférence virtuelle organisée par le Wall Street Journal.

Les vaccinations menées à tour de bras aux États-Unis et les milliers de milliards de dollars du plan de relance de Joe Biden qui viendront s'ajouter aux précédentes aides financières font anticiper un mini boom économique à partir du printemps.

La consommation devrait repartir, et la situation de l'emploi s'améliorer. Les prix devraient eux aussi grimper, faisant même craindre un retour à une trop forte inflation, pourtant absente du paysage américain depuis un quart de siècle.

Jerome Powell a cependant balayé une nouvelle fois ces inquiétudes, indiquant qu'«il y a une différence entre une hausse des prix ponctuelle et une inflation galopante (...) année après année après année».

Ces spéculations sur l'inflation conduisent de nombreux observateurs à penser que la Fed pourrait relever plus taux que prévu ses taux d'intérêt, qui sont, depuis un an désormais, compris entre 0 et 0,25%.

Là aussi, le président de la Fed a assuré qu'il n'en était pas question: «nous n'avons pas l'intention de rehausser les taux d'intérêt avant que ces conditions soient remplies», c'est-à-dire leur double mandat de stabilité des prix et plein emploi.

Il a de nouveau indiqué que lorsque le moment serait venu de resserrer la politique monétaire, la communication serait faite largement en amont, «nous n'allons pas surprendre les gens avec ça».

Les rendements obligataires sur les bons du Trésor à 10 ans ont fait un bond après la déclaration du patron de la Fed, dépassant 1,53% au lieu de 1,48% la veille alors que les investisseurs restent soucieux des risques d'inflation.

Jerome Powell a aussi défendu les 1.900 milliards de dollars du plan de relance de Joe Biden, jugés trop généreux par une partie des élus et économistes, et considérés comme le déclencheur possible d'une inflation trop élevée.

«Ne vous arrêtez pas tant que le travail n'est pas terminé», a-t-il plaidé, notant que «dans la dernière crise, la politique budgétaire a reculé et s'est affaiblie. Et cela a conduit à une très longue et lente reprise».

La prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) aura lieu les 16 et 17 mars.

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