/news/coronavirus

Passage à la zone orange: les assouplissements viennent avec des responsabilités

Quebec

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Les directeurs régionaux de santé publique sont heureux de voir que le gouvernement a suivi leur recommandation d’un passage à la zone orange, mais demandent maintenant à la population d’être raisonnable avec ces assouplissements. «Ce n’est pas terminé», rappellent André Dontigny et Liliana Romero.

Tant du côté de la Capitale-Nationale que de Chaudière-Appalaches, on considère qu’il était temps de jeter du lest dans le confinement.

La situation épidémiologique requérait ce genre d’assouplissement qui permettra à la population «de souffler un peu».

Mais le Dr Dontigny et la Dre Romero demeurent quelque peu inquiets pour la suite. 

«C’est un peu comme un feu de forêt. C’est encore passablement pris à Montréal alors que nous, on l’a relativement contenu. Mais il reste des braises, dans lesquelles on a des variants, qui pourraient tout faire reprendre», image le directeur de santé publique de la Capitale-Nationale. 

L’importance de l’action rapide

La clé pour ne plus repasser à l’infâme zone rouge sera le respect des mesures sanitaires et de l’interdiction de rassemblement, insiste la Dre Romero, directrice de santé publique de Chaudière-Appalaches.

«Toute consigne sanitaire est une couche de protection supplémentaire contre le virus», rappelle la médecin, insistant sur l’importance du contrôle rapide des infections qui se déclareront.

Elle cite en exemple le dépistage massif à l’école Saint-Louis-de-France, où l’on craint la présence d’un variant. La réaction rapide a permis de limiter l’éclosion à moins de cinq infections. Plus de 1000 tests ont été réalisés dans ce dossier. 

«La rapidité d’intervention et de dépistage aura fait la différence pour éviter la propagation», souligne la Dre Romero, demandant que la bonne collaboration de la population se poursuive.

La situation est la même sur la Rive-Nord. Un autre dépistage massif est en cours à l’école de la Grande-Vallée, à Saint-Raymond, dans Portneuf.

La clé sera le dépistage et l’enquête pour limiter les cas.

«On agit de manière plus agressive, intensive, parce que c’est une question de temps avant que le variant arrive. [...] C’est là que ça se joue», indique André Dontigny, précisant qu’une vingtaine d’éclosions actuellement en cours comprenaient un cas soupçonné de variant dans la région.

Bilan positif

La grande région de Québec a enregistré jeudi un de ses bons bilans des dernières semaines avec 30 nouveaux cas cumulés.

Un peu comme si elle voulait prouver au gouvernement que son passage à l’orange était la bonne décision.

La Capitale-Nationale a enregistré 29 nouvelles infections, en plus d’un décès supplémentaire.

En Chaudière-Appalaches, un seul nouveau cas a été enregistré, avec aucun décès.


«Je suis à la fois tout à fait à l’aise avec la décision qui est prise et avec la suite, mais en même temps aussi avec un grand souci de prudence parce qu’on reste avec des inconnus.»

– Dr André Dontigny, directeur de santé publique de la Capitale-Nationale

«C’est une décision qui est très cohérente avec la situation épidémiologique de la région. On sait que c’était une décision attendue par la population, qui a fait beaucoup d’efforts pour appliquer les mesures.»

– Dre Liliana Romero, directrice de santépublique de Chaudière-Appalaches