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Québec solidaire veut une autre enquête sur Fitzgibbon

Québec solidaire demande à la commissaire à l'Éthique d'ouvrir une nouvelle enquête sur le ministre de l'Économie Pierre Fitzgibbon.

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Malgré deux blâmes, le député solidaire de Rosemont estime que le ministre ne se conforme toujours pas au code d'éthique des élus de l'Assemblée nationale, si l'on se fie à l’article 46 du Code d'éthique.

«On ne peut pas faire des affaires pendant qu'on est en politique, la commissaire lui a déjà donné deux avertissements. Il a eu des blâmes», lance Vincent Marissal. 

QS affirme que le ministre de l'Économie ne se conforme toujours pas aux règles et demeure actionnaire de deux entreprises qui transigent avec le gouvernement près de trois mois après la mise en garde de la commissaire.

Le Conseil des ministres a d'ailleurs désigné le 3 février dernier la présidente du Conseil du Trésor Sonia LeBel pour examiner les demandes qui proviendraient de ces entreprises.

«Ce qu'ils viennent de faire c'est une claque magistrale dans le visage de la commissaire à l'Éthique, on lui a dit toi tu peux toujours dire ce que tu veux ça ne nous intéresse pas, on va passer par-dessus», poursuit M. Marissal. 

Dans une lettre, dont TVA Nouvelles a obtenu copie, le député de Rosemont écrit: «Nous estimons que cet irrespect manifeste et persistant pour les règles que nous nous sommes données crée, chaque jour où il se poursuit, un dangereux précédent pour nos institutions et votre autorité.»

Il demande à la commissaire d'ouvrir une nouvelle enquête. «S'il ne s'est pas conformé, ce qui est notre présomption, bien, il y aura des sanctions qui devront suivre», ajoute le député de Rosemont. 

Le député solidaire en rajoute. «Peut-être que dans son ancienne vie Pierre Fitzgibbon n’avait pas de code d'Éthique à respecter», déclare M. Marissal. 

La commissaire Ariane Mignolet confirme avoir reçu une demande et qu'elle a ouvert une enquête à ce propos. On nous écrit qu'il n'y aura aucun autre commentaire pour le moment.

Du côté du cabinet du ministre de l’Économie et de l’Innovation, on assure que «le décret démontre que le ministre et le gouvernement sont en action».

«Un mur de Chine a été établi pour garantir que le ministre ne serait pas impliqué dans des décisions gouvernementales qui pourraient concerner les entreprises. Il est important de noter qu’aucune d’elles n’a fait de demande auprès du gouvernement», a-t-on fait savoir.

Le ministre Fitzgibbon a répondu aux déclarations de Vincent Marissal sur Twitter en début de soirée jeudi, assurant n'avoir «jamais eu de conflit d'intérêt, peu importe le poste occupé».

«Ici, le député remet en question l’éthique des administrateurs de la Caisse et des dirigeants de la Banque nationale. Venant de quelqu’un qui a magasiné son implication politique, ça n’aura pas beaucoup d’impact», écrit-il.

- D'après les informations d'Alain Laforest

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