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Un an plus tard à la résidence EVA

Un an après le début de la pandémie, la COVID-19 est presque disparue des lieux d'hébergement pour aînés. 

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Le vaccin y est pour beaucoup, mais à plusieurs endroits, on a aussi modifié les façons de faire. 

C'est notamment le cas à la résidence EVA de Lavaltrie, où Mariette Tremblay est devenue la toute première victime de la pandémie au Québec, le 16 mars 2020.

Même si la résidence privée pour aînés (RPA) venait à peine d’ouvrir, elle a été durement touchée par la pandémie.

«C’était le chaos, le chaos total», avoue tout de go la directrice générale de l’établissement, Karine Laflamme.

«On n'avait pas le contrôle. Mais on a appris, on a bâti l'avion en plein vol.»

La COVID-19 a fait six victimes parmi les 95 résidents de l'endroit, au cours de la première vague; 45 autres ont été déclarés positifs, de même qu'une dizaine d'employés. 

Mauvaise presse, essais et erreurs: la résidence EVA a aussi servi de laboratoire pour toutes les autres.

«Au départ, on ne pouvait pas, même en tant que gestionnaires de bâtisse, savoir qui était atteint de la COVID, qui ne l'était pas. Aujourd'hui, si on regarde dans une deuxième éclosion, si j'avais un cas ici, c'est le contraire, ça serait affiché sur la porte», détaille Mme Laflamme.

Encore plus ici qu'ailleurs, les leçons de la première vague ont porté. Les visiteurs qui entrent doivent suivre un protocole très strict avec prise de température, registre. On leur donne sarrau et masque. Les résidents doivent aussi respecter certaines consignes. 

Ces protocoles sont efficaces puisque la résidence n’a connu aucun cas de COVID depuis avril dernier.

Tous les résidents et employés ont aussi reçu leur vaccin.