/regional/troisrivieres/mauricie

Une ouverture surprise pour des propriétaires de gym de Trois-Rivières

L'annonce de l'ouverture des salles d'entraînement a été une surprise pour deux propriétaires de Trois-Rivières. S'ils s'attendaient à un feu vert à la mi-mars, ils assurent qu'ils seront en mesure d'ouvrir lundi lors du passage au palier d'alerte orange.

Au Centre Athlétique TR, l'effet sur la clientèle s'est fait sentir immédiatement après l'annonce de François Legault. La propriétaire Laurie Bellerive avoue avoir été submergée par les messages.

«Ça n'arrête pas, ça entre sur toutes nos plateformes. On sent que les gens ont très très hâte de reprendre l'entraînement», a-t-elle indiqué jeudi à TVA Nouvelles.

Il y aura des défis logistiques à relever en peu de temps, selon Mme Bellerive. Les abonnements doivent être réactivés, des machines réparées et l'équipement loué pour les cours en ligne rapatrié. De plus, des entraînements individuels reprendront. «C'est un beau défi, mais nous sommes tellement contents», a-t-elle ajouté.

Le propriétaire du gym Cité en Forme de Trois-Rivières se réjouit de l'annonce. Mario Anctil espère que cette fois-ci sera la bonne. «On veut ouvrir une fois pour toutes, même s'il faut ajouter des mesures», a-t-il mentionné.

Si certains entrepreneurs ont le sourire aux lèvres, ce n'est pas le cas pour ceux qui opèrent des cours de groupe comme le yoga et l'aérobie. Plusieurs se disent déçus d'être exclus de cette vague d'ouvertures. Au studio Solia Yoga, Élizabeth Fugère aurait souhaité que le gouvernement Legault leur donne un échéancier.

«Je sens qu'on nous a oubliés. Et il reste la question de l'aide gouvernementale: est-ce qu'on y aura encore droit même si nous ne sommes plus en zone rouge?» a-t-elle demandé.

Même son de cloche pour Robin Roy du studio Aérobin, qui ne comprend pas pourquoi les lieux de culte pourront accueillir 100 personnes alors qu'il ne pourra pas offrir de cours de yoga à une poignée de clients.

Interrogée à ce sujet, la directrice régionale de la santé publique, la Dre Marie-José Godi, soutient que les risques d'éclosions dans les cours de groupe sont encore trop élevés pour permettre une reprise imminente.