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Compliqué de rouvrir les cabanes à sucre

Les cabanes à sucre sont dans l'incertitude. Dès lundi en zone orange, les acériculteurs de l'Estrie pourront ouvrir leur salle à manger, mais plusieurs se demandent si ça en vaut la peine avec toutes les restrictions sanitaires imposées. C'est beaucoup de travail pour bien peu de revenus.

Les propriétaires de l’Érablière Ferme Magolait de Magog se questionnent encore à savoir s’ils ouvriront ou non leur salle à manger ce printemps.

«Des tables à deux, on n’a pas ça, il faudrait en acheter. Pour un temps des sucres qui dure environ huit fins de semaine, avec une capacité de 40% environ dans la cabane à sucre, on se demande si ça vaut la peine», a indiqué Serge Beauvais.

Et son plus grand doute; est-ce que les clients seront au rendez-vous? «Au restaurant à deux ça va, on se paye un bon souper. Mais à deux à la cabane à sucre, on n’a pas le cachet qu’on recherche et l’ambiance de fête avec un grand groupe. On se questionne.»

De son côté, le propriétaire de l’Érablière Érabilis de Sherbrooke ouvrira sa salle à manger le 12 mars prochain. Il effectue présentement le réaménagement complet de sa cabane à sucre. Il a acheté des petites tables, qui risquent de servir une seule saison.

«Ce ne sera pas rentable cette année, c’est sûr. Le but c’est d’en perdre le moins possible. Et moi j’ai confiance que des bulles familiales vont vouloir venir manger un repas de cabane à sucre», a mentionné le propriétaire Jean-François Laplante.

Des acériculteurs ont déjà décidé de passer leur tour cette année, ils vont se concentrer sur la récolte de l'eau d'érable, la production de sirop et la vente de produits transformés.