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Danger pour les patients à l’Hôpital de Gatineau, selon un syndicat

PHOTO D'ARCHIVES, AGENCE QMI

Le manque d’infirmières et d’infirmières auxiliaires à l’hôpital de Gatineau pourrait mettre en danger certains patients au cours du week-end, notamment ceux qui nécessitent des soins post-chirurgies, avertit un syndicat.

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Selon les données fournies par le Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO), toutes les unités de l’hôpital de Gatineau seraient au maximum de leur capacité et l’urgence déborderait avec un taux d’occupation de 164%.

Or, aux dires du syndicat, le manque de personnel serait «criant» à ce centre hospitalier. Il y aurait seulement 50% de la main-d’œuvre disponible pour les quarts de jour et de nuit et moins que la moitié des effectifs nécessaires pour le quart de soir.

«L’hôpital est loin d’avoir la main-d’œuvre pour rendre des services de qualité à la population. La sécurité des patients et les licences des professionnelles en soins sont actuellement en danger», prétend le président du SPSO, Patrick Guay, qui a vivement dénoncé la situation vendredi après-midi.

«Dans le contexte actuel de pandémie, les enjeux de main-d’œuvre demeurent importants dans nos hôpitaux. Notre préoccupation demeure d’assurer des soins de qualité et surtout sécuritaires à la population», a répondu à l’Agence QMI le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) par la voix de son agente d'information, Camille Brochu-Lafrance.

Situation préoccupante

La situation serait extrêmement préoccupante, particulièrement à l’unité de soins post-chirurgies située dans l’aile nord du 7e étage. À cet endroit, il n’y aurait qu’un bassin de 20 employés disponibles sur les 43 habituels pour s’occuper de 35 patients, car en congés sans solde (parental, maladie, invalidité) ou parce que les postes sont vacants.

«Personne ne veut travailler dans cette unité, car on est en train de les laisser sombrer», a expliqué M. Guay qui se questionne à savoir pourquoi tous les lits sont disponibles dans ces circonstances.

«Des efforts soutenus sont déployés de façon continue pour assurer les services à la population. Les besoins de main-d’œuvre sont comblés cette fin de semaine au 7e Nord», a pour sa part affirmé Mme Brochu-Lafrance.

Le syndicat craint toutefois que le CISSSO ait recours aux heures supplémentaires obligatoires pour combler les vides.

Les deux parties devaient se rencontrer en mode urgence vendredi après-midi pour tenter de trouver une solution viable à la situation.

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