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La PCU a-t-elle fait pleuvoir trop d’argent?

Si certains croient que le gouvernement fédéral a été trop généreux avec son programme de Prestation canadienne d’urgence (PCU), certains sont plutôt d’avis que c’était la chose à faire. 

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«C’était beaucoup mieux d’en verser trop que d’en verser pas assez, ça c’est sûr», soutient Guillaume Hébert, chercheur à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS). 

Ce dernier trouve «qu’on est dur présentement avec cette politique-là du gouvernement fédéral». 

«Je pense qu’il faut voir d’abord ce que cette mesure était, c’est-à-dire une façon de sauver l’économie canadienne», affirme-t-il. 

Pour le chercheur, «c’était beaucoup plus risqué de ne pas en donner assez qu’en donner trop». 

Statistiques Canada a dévoilé, en février, des données montrant que la valeur totale des versements de la PCU et des prestations d’assurance-emploi entre le 15 mars et le 3 octobre 2020 s’élève à 81,64 milliards de dollars. 

Une étude de l’organisme gouvernemental montre également que le taux d’épargne a augmenté dans les foyers canadiens. 

«Je pense qu’il faut le prendre aussi comme le révélateur de quelque chose : l’inquiétude qui existe par rapport à l’économie canadienne, ce n’est pas l’endettement du Canada, ce n’est pas nos dépenses, c’est l’endettement des ménages», mentionne Guillaume Hébert. 

Il faut voir d’un bon œil le fait que les Canadiens aient pu profiter de cette période de crise pour mettre de l’argent de côté. 

«Si ces transferts-là ont permis de réduire l’endettement des ménages dans certains cas, c’est plutôt une bonne nouvelle du point de vue systémique et ça nous montre aussi que peut-être que si les gens ne mettent pas d’argent de côté d’habitude, c’est peut-être aussi parce que les revenus sont trop bas en général dans la société», plaide le chercheur. 

Écoutez l’entrevue complète de Guillaume Hébert dans la vidéo ci-dessus.