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Rien ne laissait présager un tel drame, selon une proche

Selon une proche de Myriam Dallaire, rien de laisser présager le drame qui s’est déroulé à Sainte-Sophie, dans les Laurentides, lundi soir.

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«C’est un cauchemar. Même aujourd’hui, on dirait que ce n’est pas réel», a confié Kelly-Ann Paquette en entrevue à TVA Nouvelles.

Lundi soir, Myriam Dallaire, 28 ans, et sa mère, Sylvie Bisson, 60 ans, ont été tuées à coups de hache dans leur résidence.

Le suspect, identifié comme étant Benjamin Soudin, formait un couple avec Mme Dallaire jusqu’à tout récemment.

Mme Paquette pense que les choses ont dégénéré dans les tout derniers jours, assurant ne pas croire que son amie aurait «enduré» de violences conjugales.

«Connaissant Myriam, ce n’est pas quelque chose qu’elle aurait enduré longtemps. Ça devait être récent parce que c’était une tête forte, ce n’était pas quelqu’un qui se laissait marcher sur les pieds», a-t-elle dit.

«C’était quelqu’un qui était à son affaire. Je ne pense pas que pour sa sécurité et celle de son fils, elle serait restée là-dedans.»

Kelly-Ann Paquette avoue qu'elle avait moins vu son amie dans les derniers mois, à cause de la pandémie de COVID-19. Les deux femmes ont tout de même communiqué virtuellement à plusieurs reprises dans la dernière année.

La jeune femme ignorait aussi tout du lourd passé judiciaire, notamment en matière de violence conjugale, de l'ex-conjoint de Myriam Dallaire.

Elle se dit qu'une visite en face à face avec la jeune maman lui aurait peut-être permis de reconnaître certains signaux.

«Si on avait pu aller manger au restaurant ou juste se voir, c'est sûr que j'aurais vu de quoi.»

Appel à la générosité 

Kelly-Ann Paquette tient à soutenir la famille de Myriam Dallaire et surtout son petit garçon, Léandre.

«Elle l’a tellement attendu son garçon. Ça lui a pris sept ans pour tomber enceinte. Ça me déchire de savoir qu’il ne pourra pas se rappeler de sa mère, qu’il ne pourra pas voir tout l’amour qu’elle avait à lui donner. Il en aurait eu à profusion», raconte-t-elle.

Elle a donc décidé de lancer une campagne de sociofinancement pour aider à financer les études que le garçon voudrait faire plus tard.

«J’aimerais ça qu’ils puissent vivre leurs deuils tranquilles, sans ce souci-là.»

Par ailleurs, la sœur et fille des victimes, Kassandra Dallaire, a tenu à remercier la population de son soutien.

«Mon père, Léandre et moi remercions du plus profond de notre cœur tout le monde pour leur générosité, leur soutien et leur amour. Nous sommes très touchés et reconnaissants. Nous ressentons le support de tous et chacun», a-t-elle fait savoir à TVA Nouvelles dans une déclaration.

Si vous avez besoin d’aide      

SOS Violence conjugale 

www.sosviolenceconjugale.ca 

1 800 363-9010      

Centre d’aide aux victimes d’acte criminel 

www.cavac.qc.ca 

1 866 le CAVAC (532-2822)     

Ligne québécoise de prévention du suicide 

www.aqps.info  

1 866 APPELLE (277-3553)