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Commencer sa carrière sur les chapeaux de roues

GEN - DAVID ST-GERMAIN COURTIER IMMOBILIER

Photo Martin Alarie

Trois transactions en un mois. C’est de cette façon que David St-Germain, 37 ans, a commencé sa carrière de courtier immobilier.

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« Je pensais me rendre là en deux ou trois mois », avoue fièrement le résident de la Rive-Nord (Montréal), secteur qu’il va surtout couvrir dans son nouvel emploi. 

Quand un courtier débute dans le métier, on lui confie souvent des mandats d’acheteurs, explique-t-il. Et dans le marché actuel, « c’est extrêmement difficile pour les acheteurs ». 

Savoir convaincre

Il faut souvent convaincre des gens qu’on connaît peu ou pas du tout de mettre 25 000 $ de plus pour obtenir la maison, expose le courtier. 

« Pour trois offres acceptées, j’ai dû en remplir une bonne vingtaine », dit-il pour illustrer la frénésie immobilière du moment. 

Et il ne faut pas avoir peur de travailler, dit celui dont « l’ordinateur est ouvert non-stop de 7 h du matin à 11 h le soir ». 

« Les gens pensent que c’est facile l’immobilier, mais je les invite à venir passer une journée avec moi, ils vont voir que ce n’est pas aussi rose qu’on peut le croire », ajoute le nouveau courtier. 

Nouvelle corde à son arc

La vente n’a rien de nouveau pour lui. Il est dans le domaine depuis qu’il a 17 ans et travaille toujours comme vendeur de billets de saison pour le Canadien de Montréal. 

C’est en février 2020 qu’il a décidé de se lancer dans l’immobilier. Il y pensait depuis un bon moment, et quand il a vu la pandémie s’en venir, « je me suis dit que c’était le bon moment ». 

Avec un emploi à temps plein et deux jeunes enfants à la maison, il s’est inscrit au cours par correspondance du Collège de l’immobilier du Québec. Quelque 8000 $ de frais de cours et plus de 500 heures d’efforts plus tard, il a obtenu son permis en janvier. 

Pas le seul

Et David St-Germain est loin d’être le seul à avoir eu cette idée. 

En janvier, 242 candidats se sont inscrits aux examens de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) afin d’obtenir le permis, une hausse de 56 % en un an. 

En février, c’était 142 candidats (+39 %), indique-t-on à l’OACIQ. 

Le Québec compte plus de 13 000 courtiers enregistrés. Et ça ne semble pas être près de s’arrêter.