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Jour J pour l'entrevue de Meghan et Harry, après une semaine de passes d'armes

Jusqu'où iront le prince Harry et son épouse Meghan Markle durant leur entretien-choc à la chaîne américaine CBS? La famille royale britannique le découvrira comme des millions de téléspectateurs dimanche soir, se tenant prête à encaisser le coup, au terme d'une semaine marquée par des petites phrases et des polémiques.

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La série d'extraits savamment distillés depuis dimanche dernier indique que les Sussex entendent régler quelques comptes avec Buckingham Palace, environ un an après leur mise en retrait de la famille royale. L'ex-comédienne de 39 ans, enceinte de son deuxième enfant, a notamment accusé la maison Windsor de «colporter des mensonges».

Mardi, le quotidien britannique The Times avait publié des témoignages accusant la duchesse de harcèlement lorsqu'elle vivait encore au sein de la famille royale. Le palais de Buckingham, «très préoccupé», a immédiatement annoncé l'ouverture d'une enquête, une décision inhabituelle pour l'institution peu accoutumée à régler ses conflits en public.

C'est «une campagne de dénigrement», a dénoncé un porte-parole de Meghan, estimant que «ce n'est pas une coïncidence que des accusations déformées et vieilles de plusieurs années» soient «communiquées à la presse» avant l'interview diffusée dimanche soir (lundi 01H00 GMT).

Le couple a souvent justifié son départ d'Angleterre par le désir d'échapper à la presse britannique, mais il a aussi laissé filtrer publiquement son malaise au sein de l'institution.

De son côté, la monarchie britannique a décidé de faire front face à la menace de cette interview-choc, offrant quelques heures avant l'intervention des Sussex l'image d'une famille unie lors des célébrations annuelles du Commonwealth.

Dans un discours télévisé préenregistré, la reine a souligné l'importance du «dévouement désintéressé et du sens au devoir» dont ont fait preuve les soignants durant la pandémie, un signe que certains ne manqueront pas d'interpréter comme une critique adressée au couple princier.

Selon une source proche de la reine citée par le Sunday Times, Elizabeth II ne regardera pas l'interview de son petit-fils et sera médiatiquement plus présente la semaine prochaine pour montrer que la monarchie «se concentre sur des questions importantes».

Le journal indique aussi que des membres de la cour, qui n'ont pas hésité à qualifier l'interview de «cirque», se préparent à riposter «par de nouvelles révélations» sur le comportement du couple si la monarchie était attaquée.

Attaques indirectes

Pourtant, de l'avis de nombreux experts royaux, ni Meghan ni Harry ne devraient s'en prendre directement aux membres de la famille royale au cours de cette émission de deux heures, le prince ayant un lien affectif fort avec sa grand-mère. Ils devraient en revanche se montrer très critiques envers la presse britannique, qui n'a pas été tendre avec eux dimanche dans ses titres.

«Ma plus grande inquiétude, c'était de voir l'histoire se répéter», a expliqué le prince de 36 ans, dans un autre extrait de l'émission spéciale de CBS, référence au destin tragique de sa mère Diana, morte en 1997 dans un accident de la route à Paris alors que son chauffeur tentait d'échapper aux paparazzis.

Après avoir confirmé à la reine leur mise en retrait définitive de la famille royale, au terme d'une période d'observation, le duc et la duchesse de Sussex, mariés depuis mai 2018, ont perdu leurs derniers titres officiels en février.

Installé au Canada, puis en Californie, à Montecito, depuis mars, le duo a déjà résolument pris la tangente et capitalisé sur son image de couple moderne, mixte, tourné vers l'humanitaire, dans un pays où l'opinion leur est beaucoup plus favorable qu'en Angleterre.

Depuis leur déménagement, les époux ont créé leur fondation, Archewell, et se sont notamment engagés à produire des programmes pour Netflix, moyennant 100 millions de dollars selon plusieurs médias américains, et des podcasts pour Spotify. A cela s'ajoute un partenariat annoncé avec la plateforme Apple TV+, en collaboration avec la présentatrice américaine Oprah Winfrey, qui dirigera l'interview de dimanche.

Le couple vaut de l'or et «Oprah» a vendu, selon le Wall Street Journal, cet entretien entre 7 et 9 millions de dollars à CBS, tout en conservant les droits à l'international, source de juteux revenus, car une bonne partie de la planète attend ce rendez-vous télévisuel.ndu, selon le Wall Street Journal, cet entretien entre 7 et 9 millions de dollars à CBS, tout en conservant les droits à l'international, source de juteux revenus car une bonne partie de la planète attend ce rendez-vous télévisuel.

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