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Violences sur le web: difficile de légiférer

« Ce qui est interdit dans la société est également interdit sur les réseaux sociaux », explique Louis-Philippe Lampron, professeur à la Faculté de droit de l’Université Laval. 

Toutefois, ceux-ci apportent un défi supplémentaire quand vient le temps de réguler ce qui y est dit. 

Il existe plusieurs problèmes, spécifiques au web, lorsqu’il faut appliquer la loi. L’anonymat, l’impunité qui vient avec les faux comptes, et le fait que des entreprises privées, comme Facebook et Twitter, sont propriétaires des forums de discussions sont des obstacles, estime Louis-Philippe Lampron.

Tous ces facteurs font donc en sorte qu’il est extrêmement difficile d’interagir et de légiférer sur les réseaux sociaux, explique le professeur. 

Le grand problème, c’est souvent qu’il est impossible de savoir qui se cache derrière des commentaires et des faux comptes, ce qui rend l’application du droit pratiquement impossible. 

Louis-Philippe Lampron estime que plusieurs outils, qui empêcheraient certains dérapages sur le web, sont déjà disponibles. Selon lui, les plateformes ne sont tout simplement pas assez sensibilisées à la question. 

Le professeur de droit estime que les géants du web, qui contrôlent les médias sociaux, devront éventuellement implanter des solutions internationales pour réguler les propos échangés sur leurs sites. 

Ainsi, pour Louis-Philippe Lampron, il doit exister des règles similaires à celles qui ont court dans l’espace public dit « physique » pour assurer l’intégrité des personnes. 

Toutefois, dans le cas de propos violents, il existe déjà des dispositions dans la loi qui permettent d’agir, à condition de savoir d’où ils viennent. 

Il est donc possible de contacter la police, de faire une poursuite au civil ou même de se diriger vers le Tribunal des droits de la personne.