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Restaurants en zone orange: réouverture ne signifie pas retour à la rentabilité

Bien que les restaurateurs en zone orange aient reçu l’autorisation d’ouvrir dès le 8 mars, ça ne veut pas dire qu’ils sont tirés d’affaire pour autant.

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«La réouverture, même en zone orange, ne signifie pas le retour à la rentabilité», prévient François Meunier, vice-président de l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ). 

Ce dernier soutient que le milieu de la restauration, même s’il peut de nouveau accueillir des clients, subira les effets de la pandémie pendant plusieurs mois. 

«Notre industrie, comme l’industrie touristique, va avoir à subir les conséquences de nombreux mois encore», dit-il. 

La réduction de la capacité d’accueil dans les salles à manger et l’absence de touristes cet été mettra la rentabilité des restaurants à l’épreuve. 

«Les frontières sont fermées, il n’y aura probablement pas de Grand Prix avec des spectateurs cette année, il n’y aura pas de saison des croisières, il n’y aura pas d’Américains qui vont venir en touristes comme c’est le cas d’habitude, alors l’impact économique de la crise va perdurer de nombreux mois encore, sinon une année complète, même après avoir rouvert les salles à manger», affirme M. Meunier. 

Les restaurateurs en zone orange sont toutefois très heureux de pouvoir accueillir leurs clients de nouveau. 

«La plupart des gens sont très, très, très contents de rouvrir. Oui, c’est complexe, oui c’est plus de travail, mais vous savez, les gens veulent être responsables. Tout le monde comprend très bien qu’on ne veut absolument pas vivre une troisième vague», constate le vice-président de l’ARQ. 

Besoin d’aide en zone rouge

Pour plusieurs restaurateurs en zone rouge, le prolongement de la fermeture des salles à manger est difficile. 

«Le fait que les restaurants en zone rouge ne puissent pas, eux aussi, espérer voir la lumière au bout du tunnel crée énormément de problèmes. Il faut absolument aider ces gens-là davantage, peut-être même plus que les autres», plaide M. Meunier. 

Selon lui, là «où le bât blesse, c’est dans l’aide accordée par le gouvernement du Québec». 

Le problème se trouve surtout au niveau de l’Aide aux entreprises en régions en alerte maximale créée en octobre dernier. 

«On a connu certains ratés avec ce programme-là. C’était effectivement lourd, assez difficile d’avoir de l’aide, mais en plus, le gouvernement, le 3 février, a changé les règles du jeu et a rendu inadmissible l’aide pour les mois d’octobre, de novembre et de décembre si on n’avait pas fait la demande avant le 10 février», dénonce le vice-président de l’ARQ. 

Ce dernier souhaite que le gouvernement crée un programme d’aide direct pour les restaurateurs.