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Un vétéran braqueur libéré

Paul Thomas Bryntwick

Courtoisie

Le stratège d’un gang de vétérans braqueurs qui ont déjà perpétré des vols à main armée totalisant deux millions de dollars aux dépens de l’agence Garda, dans la région de Montréal, reprend sa liberté après cinq années à l’ombre.

Paul Thomas Bryntwick, 69 ans, doit rentrer chez lui cette semaine, en Ontario, après avoir purgé les deux tiers de sa peine de huit ans dans un pénitencier fédéral, comme le veut la loi au pays.

Le sexagénaire a affirmé à la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) qu’il entendait profiter de sa « retraite » du milieu criminel pour couler des jours paisibles en famille et occuper son temps à faire des travaux de rénovation.

Arrêté par la police de Montréal avec le reste de sa bande en 2015, Bryntwick a admis avoir « conseillé » ses quatre complices pour planifier et exécuter une série de vols à main armée aux dépens d’employés du convoyeur de fonds Garda, alors que ceux-ci livraient des liquidités dans des succursales bancaires.

Ingénieux et minutieux

Les « papis braqueurs », dont trois étaient dans la soixantaine, se distinguaient dans l’art de désactiver les systèmes d’alarme des banques où ils s’introduisaient pour se cacher, en attendant l’arrivée des fourgons blindés de Garda.

Les employés ciblés avaient préalablement été surveillés durant des semaines pour que le gang sache précisément leur itinéraire de travail à la minute près.

Les voleurs entraient à l’intérieur des banques en utilisant des doubles de clefs qu’ils avaient fabriqués après avoir pris les empreintes des serrures en y insérant de la pâte à modeler.

L’ingénieux gang de Old Timers s’est toutefois fait prendre après que le plus jeune de ses membres eut attiré l’attention des autorités en se lançant bêtement dans des dépenses excessives avec sa part du butin.

Un pro à 26 ans 

Dès l’âge de 26 ans, Bryntwick a réussi son premier gros coup, en 1977. Avec des complices, il est entré par effraction dans une banque de Vancouver pour en ressortir avec plusieurs millions $ en argent, en or et en bijoux.

La majeure partie du butin n’a jamais été retrouvée. 

Pendant qu’il écoulera le dernier tiers de sa peine dans la communauté, le récidiviste ontarien aura toutefois l’obligation de fournir régulièrement un bilan détaillé de ses finances personnelles à ses agents de surveillance.

« L’appât du gain facile est au cœur de votre criminalité », lui a rappelé la CLCC.


♦ Bryntwick devra également s’abstenir de toute fréquentation liée au monde interlope. Ces conditions spéciales sont « nécessaires pour protéger la société et y favoriser votre réinsertion », d’après la Commission.