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Agressions sexuelles: les femmes locataires prisonnières de leur logement

Bloc violence conjugale

Photo Shutterstock

Les femmes locataires victimes d’agressions sexuelles se retrouvent de plus en plus prisonnières de leur logement en raison de la pandémie de COVID-19, une situation qui joue sur leur détresse psychologique selon le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).

«Les femmes nous disent qu’elles ont peur de déménager, non seulement en raison du virus, mais aussi parce que les logements sont trop chers et que les propriétaires refusent de leur louer un logement pour des motifs discriminatoires», a ainsi affirmé la porte-parole du RCLALQ, Marjolaine Deneault, dans un communiqué diffusé dimanche matin.

«Et les violences se déroulant souvent le soir, le couvre-feu est une barrière supplémentaire qui les pousse à demeurer dans un logement violent», a-t-elle ajouté.

Des craintes qui peuvent être plus importantes pour les femmes pauvres, monoparentales, racisées, à statut précaire ou encore en situation de handicap, qui sont souvent les plus touchées par les conséquences de ces agressions, avance le Regroupement.

Le RCLALQ a donc réclamé la mise en place de mesures d’urgence, telles que le gel des augmentations de loyer, pour soulager les ménages locataires précaires affectés par la crise sanitaire actuelle.

«Si les femmes peuvent avoir accès à des logements abordables, elles oseront davantage quitter un logement violent. Bien que ces mesures bénéficieront à l’ensemble des ménages locataires, elles sont essentielles pour assurer la sécurité des femmes locataires», a souligné Mme Deneault.

Près du deux tiers des situations de violence conjugale ou d’agressions sexuelles se déroulent dans le logement des femmes, a précisé le RCLALQ.