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Des mesures concrètes réclamées pour prévenir les féminicides

Stop violence and abused women, traumatized women concept.

Photo Adobe Stock

L’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale (Alliance MH2) a rappelé dimanche matin la nécessité d’implanter des mesures concrètes pour prévenir les féminicides dans la province.

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Dans la foulée des cinq féminicides survenus dernièrement, l’association propose ainsi l’implantation de huit solutions concrètes pour protéger les femmes.

«Nous ne pouvons pas demeurer silencieuses et inactives face à de telles situations qui nous indignent au plus haut point! Il est primordial que le gouvernement aille rapidement de l’avant avec les appels à l’action des nombreux rapports publiés sur la violence conjugale en décembre dernier», a notamment déclaré dans un communiqué la coordonnatrice aux dossiers politique Alliance MH2, Gaëlle Fedida.

Alors que près de 8 % des femmes victimes de violence conjugale demeurent en danger à la sortie d’un hébergement d’urgence, les maisons d’hébergement de 2e étape ne sont pas pour autant présentes dans toutes les régions administratives du Québec.

Un manquement que l’Alliance MH2 souhaite voir pallier avec le développement des 106 nouvelles unités qui sont en attente d’approbation depuis plus d’un an et demi.

Des réformes dans le système judiciaire, avec l’instauration d’un Tribunal unifié de la famille, et la mise en place d’un Secrétariat à la coordination et à l’intégration des actions en matière de violences sexuelles et conjugales sont également réclamées.

«On veut voir des échéanciers concrets et la mise sur pied de comités de travail le plus tôt possible», a soutenu Mme Fedida.

L’association en a aussi profité pour rappeler son opposition au projet de réforme du régime d’indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC), craignant la complexification du processus.

«Il est primordial que Simon Jolin-Barette soit à l’écoute des revendications des groupes de défense des droits des victimes qui sonnent l’alarme depuis des mois sans grande écoute», peut-on lire dans le communiqué.

Près de 223 femmes et 289 enfants ont eu recours à l’aide de l’un des 24 membres de l’Alliance en 2019.

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