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Désyndicalisation à la Banque Laurentienne: la FTQ dénonce l'ingérence de la direction

Vol à main armée à la Banque Laurentienne

Agence QMI

La FTQ a réclamé, dimanche, que la Banque Laurentienne cesse toute ingérence dans les tentatives de désyndicalisation de ses employés, tout en lui tendant la main pour améliorer le climat de travail.

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«Nous, ce qu'on veut, c'est que les dirigeants de la Banque Laurentienne gèrent la banque correctement, parce qu'on veut qu'elle marche comme il faut cette banque-là. Mais qu'elle s'attarde à gérer la Banque et non pas aux affaires syndicales, nous, on va s'en occuper des affaires syndicales», a dit le président de la FTQ, Daniel Boyer, en conférence de presse virtuelle en raison de la pandémie.

L'Agence QMI révélait samedi que les dirigeants de la Banque Laurentienne s'étaient ingérés dans le processus de désyndicalisation, selon une source très proche du dossier, depuis la première tentative en 2016. La personne a exigé à garder l'anonymat de peur des représailles envers elle.

«Certains employés informaient la direction du processus de désyndicalisation. Ils rendaient des comptes réguliers à leur supérieur», a expliqué la source. Cette dernière a également affirmé que l'employeur fournissait des informations utiles aux quelques employés qui pilotaient le processus de désyndicalisation.

L'initiateur de la démarche de désyndicalisation, Jonathan-André Leclerc, est un employé syndiqué de la banque. Il a obtenu les services d'un avocat et il refuse de rendre publics les coûts associés aux services juridiques qu'il a obtenus.

«Jonathan Leclerc, l'employé qui porte les démarches de désyndicalisation, semble disposer de moyens illimités pour aider la Banque Laurentienne à atteindre son objectif. Les démarches de révocation soutenue par un seul employé réussissent à nous accoter financièrement. Je vous laisse tirer vos propres conclusions», a lancé Pierrick Choinière-Lapointe, directeur exécutif du SEPB Québec.

Quatrième tentative de désyndicalisation

Les tentatives de désyndicalisation à la Banque Laurentienne ont commencé en 2016. Le conseiller financier Jonathan-André Leclerc a amorcé les quatre tentatives de désyndicalisation, incluant la dernière en date qui aura lieu ce lundi.

Les votes sur la désyndicalisation des entreprises à chartes fédérales sont encadrés par le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI). En tout temps, des employés d'une entreprise syndiquée peuvent demander un vote sur la désyndicalisation. Pour ce faire, 50 % + 1 des employés doivent signer un document qui demande un tel vote. Une date est alors fixée. Le processus est régi par le CCRI.

Le syndicat allègue depuis 2017 que la direction de la Banque s'implique dans le dossier en téléguidant M. Leclerc et que cela va à l’encontre de la loi.

Mauvaise foi

M. Boyer dénonce également la mauvaise foi des dirigeants de la Banque qui refusent toujours de rencontrer la direction du syndicat des employés de bureau de la banque (SEPB-434)

«On nous dit qu'on préfère traiter directement avec les employés», a-t-il dénoncé. Ce dernier mentionne que les dirigeants de la Banque doivent travailler avec le syndicat et que le rôle de l'exécutif syndical est d'en informer les employés.

Les employés syndiqués de la Banque voteront ce lundi pour conserver leur accréditation syndicale ou non.

Joint par l'Agence QMI jeudi dernier, le conseiller aux communications de la Banque Laurentienne, Fabrice Tremblay, a réfuté les allégations d'ingérence de la direction dans le processus de désyndicalisation.

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