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La pandémie, une occasion en or pour les arnaqueurs

Paiement en ligne par carte de crédit

Photo Adobe Stock

Des gens qui n’avaient jamais magasiné en ligne ont commencé à le faire du jour au lendemain pendant la pandémie, ce qui s’est traduit par davantage de victimes d’escroqueries dans la dernière année, selon le Centre antifraude du Canada (CAFC).

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En 2020, le CAFC a dénombré 2728 victimes dans la catégorie « escroqueries sur les marchandises » faisant état d’une perte totale de 8,7 millions $. 

L’année précédente, le butin des fraudeurs était plutôt de 2,7 millions $ pour 1862 victimes.

En ce qui concerne précisément les conteneurs maritimes, sept personnes ont signalé au centre avoir été victimes de fraude en 2020 pour un total de 11 000 $ dérobés.

Far West sur les réseaux

« C’est un peu le Far West sur les médias sociaux. Les lois [du Code civil] ne sont pas adaptées à ces nouvelles technologies », dit Jean-Philippe Caron, avocat au cabinet Calex.  

Un exemple concret serait d’appliquer à des sites comme Facebook Marketplace les dispositions de la Loi sur la protection du consommateur, explique-t-il. 

« Ça assurerait une sécurité pour les consommateurs. Il va falloir qu’on se questionne là-dessus en tant que société », ajoute Me Caron.

Jamais par interac 

Il est recommandé de payer avec une carte de crédit ou par une plateforme comme PayPal, puisque ces compagnies offrent des protections en cas de fraude, souligne d’ailleurs Jeff Thomson, analyste national de renseignement criminel au CAFC.

« Déjà, si quelqu’un demande un virement interac pour un achat en ligne, c’est un drapeau rouge », renchérit Jean-Philippe Caron.