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Son fils est atteint d’un syndrome post-COVID

Le petit Jacob Gates, 7 ans, lors de son hospitalisation en février à l’Hôpital de Montréal pour enfants à la suite d’une hyperréaction de son système immunitaire.

Photo courtoisie

Le petit Jacob Gates, 7 ans, lors de son hospitalisation en février à l’Hôpital de Montréal pour enfants à la suite d’une hyperréaction de son système immunitaire.

Une mère de Montréal tient à mettre en garde les parents contre une grave maladie inflammatoire que son fils de 7 ans a développée le mois dernier après avoir contracté la COVID-19.

« Il faut être attentif aux symptômes, car il faut aller à l’hôpital le plus vite possible. On a été chanceux qu’il soit traité au jour quatre, car sinon il aurait pu avoir des séquelles », insiste Andrea Abramovitch-Gates, qui a traversé son lot d’épreuves dans les derniers mois.

En novembre, son fils cadet a été infecté par la COVID-19 à l’école. Comme la grande majorité des jeunes de son âge, Jacob n’a heureusement développé aucun symptôme et n’a même pas contaminé le reste de la famille.

Or, huit semaines plus tard, il est soudainement tombé très malade. À la fatigue extrême qui le clouait au lit, se sont rapidement ajoutés de puissants maux de ventre et des éruptions cutanées.

« Quand j’ai appelé le médecin, il faisait 39 de fièvre et le lendemain à l’hôpital, il était rendu à 40,5 », raconte sa mère.

À l’Hôpital de Montréal pour enfants, les médecins ont rapidement établi un diagnostic : le syndrome inflammatoire multisystémique de l’enfant (SIME).

De plus en plus fréquent

Le SIME est le résultat d’une hyperréaction du système immunitaire à la suite de l’exposition à un virus, par exemple. Depuis le début de la pandémie, les hôpitaux québécois constatent donc une hausse notoire des cas.

« Le médecin m’a dit qu’avant la COVID, il y en avait un ou deux par mois. Aujourd’hui, il y en a toutes les semaines et c’est pire depuis un mois », relate Mme Abramovitch-Gates.

Pas juste au Québec

On observe la même tendance inquiétante aux États-Unis, où 33 enfants et adolescents en sont décédés sur plus de 2600 cas reliés au coronavirus.

« Je crois qu’ici, on en parle peu, car on ne veut pas fermer les écoles. Mais moi aussi, je pense qu’à la fin, il y a plus de bénéfices à maintenir les écoles ouvertes », conclut la maman du petit Jacob.

Le garçon de 7 ans ne retournera cependant pas sur les bancs d’école avant avril. Hospitalisé durant 10 jours en février, il continue de prendre du mieux à la maison, mais il n’a toujours pas retrouvé l’énergie qui le caractérisait, témoigne Mme Abramovitch-Gates.