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Les femmes disent subir plus l’impact de la conciliation travail-famille

Les mères qui travaillent disent davantage que les hommes vivre un stress élevé en raison de la conciliation travail-famille durant la pandémie de COVID-19.

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Selon un sondage publié lundi par la firme ADP Canada, la moitié des mères sondées ont vécu un «stress disproportionnellement élevé» contre 40 % des hommes.

L’impact de la crise sanitaire sur la santé mentale des travailleuses est aussi important, car 45 % ont affirmé que le travail durant pendant la pandémie avait eu un effet négatif sur leur santé mentale, contre 37 % pour les hommes.

 «En ces temps difficiles, il est crucial que les organisations canadiennes ne perdent de vue ni les enjeux femmes-hommes, ni le fait que les exigences inhérentes au travail à la maison peuvent affecter les groupes sociaux de manières différentes, a affirmé Natalka Haras, conseillère juridique chez ADP Canada par communiqué. 

Les dirigeants devraient faire preuve d'empathie et de compassion au travail afin de s'assurer que leurs employés - en particulier les mères en emploi - disposent des mécanismes de soutien nécessaires pour leur permettre de s'épanouir.»

Particularités québécoises

Ce sondage a aussi fait ressortir quelques particularités québécoises.

Le Québec est parmi la seule province, à l’exception de celles en Atlantique, où une majorité de travailleurs (53 %) ont affirmé que la pandémie n'avait pas eu d'incidence sur leur santé mentale.

Les Québécois en emplois sont plus susceptibles de penser que l'égalité salariale est une priorité de leur organisation, à 81 % comparativement à une moyenne nationale de 74 %.

Les employés québécois sont aussi plus susceptibles de croire que la parité salariale existe dans leur organisation. Ils sont 79 % à penser ainsi selon le sondage d’ADP Canada, tandis que la moyenne canadienne est de 73 %.

Ce coup de sonde réalisé en ligne par la firme Léger a été mené auprès de 1001 travailleurs canadiens du 9 au 15 février dernier.

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