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Monarchie : Pas le temps des «grandes conversations constitutionnelles», selon Trudeau

La controverse secouant la royauté britannique depuis les déclarations explosives du couple princier dimanche dernier ne mènera pas à une remise en question de la monarchie au Canada pour les libéraux.  

En point de presse mardi, le premier ministre Justin Trudeau a souligné que le temps n’était pas à ce genre de remises en question fondamentales.  

«Les grandes conversations constitutionnelles, il y en a qui peuvent les avoir, mais pour moi la priorité absolue c’est la santé, la sécurité des Canadiens, et de passer à travers cette pandémie», a-t-il déclaré.  

Il a cependant rappelé que son gouvernement reconnaissait le racisme systémique et qu’il n’y avait «aucune place» pour le racisme au Canada.  

«On a beaucoup de travail à faire encore à éliminer la discrimination et le racisme systémique dans nos institutions. Mais ça ne veut pas dire qu’il faut tout simplement enlever toutes ces institutions et rebâtir des nouvelles institutions», a-t-il dit.  

«Je souhaite évidemment tout le meilleur à la famille royale, mais moi, ma priorité, c’est de transformer le Canada pour être plus juste, plus équitable et mieux pour tout le monde», a ajouté M. Trudeau.  

«Mais qu’est-ce qu’on fait là?» s’est pour sa part demandé le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, en point de presse mardi matin.  

Selon lui, la récente controverse met en relief le «peu de pertinence que nous avons, en particulier au Québec, à payer, que ce soit pour un lieutenant-gouverneur, ou que ce soit au fédéral pour un ou une gouverneur général, pour une institution archaïque qui n’a pas sa place.»  

Voulant que la famille royale puisse «laver son linge sale en famille», M. Blanchet espère que la famille royale ne «succombe pas à une discrimination raciale».  

Questionné sur la controverse, le chef néodémocrate Jagmeet Singh a soutenu que «la monarchie n’a aucun bénéfice pour les Canadiens dans leur vie» et que «ce n’est pas une institution qui aide les Canadiens».  

M. Singh a abordé la controverse royale à travers le prisme du racisme systémique, présente selon lui dans l’institution royale comme dans «toutes les institutions présentes».  

Il a pris l’exemple de la détresse vécue par Meghan Markle pour souligner que le racisme a un impact sur la santé mentale des personnes «racisées».  

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