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​Deux prises contre Montréal?

Deux nouveaux indices, révélés au cours des derniers jours, tendent à démontrer que le Grand Prix du Canada n’aura pas lieu à la date prévue du 13 juin.

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Présent à Bahreïn à l’occasion des essais hivernaux qui se sont conclus dimanche, Ross Brawn s’est d’abord dit optimiste à l’aube d’une nouvelle saison qui devrait compter 23 escales, un record dans l’histoire de la discipline-reine du sport automobile.

Mais le directeur sportif de la F1 n’a pas exclu que la pandémie risquerait de chambouler le calendrier, comme ce fut le cas l’an passé. 

Ses propos laissent ainsi croire que Montréal représente la destination la plus vulnérable, du moins dans la première portion de la saison.

Après l’épreuve initiale de 2021, qui sera disputée à Bahreïn le 28 mars, les 14 étapes suivantes (étalées entre le 18 avril et le 26 septembre) n’exigeraient pas un déplacement outre-Atlantique à part justement... Montréal.

« Ajustements probables »

Une course est prévue en Azerbaïdjan le 6 juin, une semaine seulement avant la tenue du GP du Canada. Après quoi le cirque de la F1 doit retourner en Europe pour une série de huit courses qui s’amorcera en France le 27 juin.

« Nous sommes très heureux de reprendre nos activités, a déclaré Brawn à nos confrères du réseau britannique Sky Sports. On est toutefois confrontés à des enjeux semblables à ceux de l’année dernière. Quelques ajustements sont probables, affirme Brawn, si des épreuves plus lointaines, comme le Canada, ne sont pas possibles. »

Dans le contexte actuel, où la situation de la COVID-19 est loin d’être maîtrisée et que la campagne de vaccination au Canada ne sera pas complétée avant la fin de septembre, les divers intervenants de la F1 ne souhaiteraient sans doute pas avoir à effectuer un bref séjour en Amérique pour la présentation d’un seul Grand Prix. 

On préférerait attendre à cet automne où trois épreuves (Texas, Mexique et Brésil) y sont déjà programmées. Reste maintenant à savoir, dans l’éventualité d’un report, où pourrait se faufiler le Grand Prix du Canada, une escale toujours appréciée en F1, dans cet horaire chargé. La météo capricieuse est aussi un facteur à considérer.

À Silverstone 

L’autre élément qui tend à fragiliser la position de Montréal au calendrier initial, c’est que la première de trois courses « sprint » que veut organiser la F1 le samedi, cette année, devrait se dérouler au Grand Prix d’Angleterre, à Silverstone.

Ce n’est pas Brawn qui l’a annoncé vendredi, mais bien le quotidien britannique Daily Mail, citant une source fiable.

Il y a un peu plus d’un mois, les dirigeants de la F1 avaient indiqué qu’ils souhaitaient proposer une course le samedi, à la place de l’habituelle séance de qualifications, en trois occasions cette année. Les endroits alors ciblés étaient Montréal, Monza (Italie) et Interlagos (Brésil).

Or, toujours selon le Daily Mail, c’est bien à Silverstone, le 17 juillet, que l’expérience serait tentée pour la première fois et non plus à Montréal.

Le format de ces trois fins de semaine serait le suivant : une séance d’essais libres le vendredi matin, suivie des trois rondes de qualifications (Q1, Q2 et Q3) en après-midi pour déterminer l’ordre du départ de la course du samedi, d’une distance de 100 kilomètres.

La grille de départ de la course principale du dimanche serait ensuite formée par les résultats de l’épreuve du samedi.

L’étau semble donc se resserrer pour le GP du Canada. Les trois ou quatre prochaines semaines seront déterminantes pour sa tenue ou pas à la mi-juin. Pour sa tenue... tout court en 2021.

Verstappen et Red Bull au sommet

Max Verstappen a dominé la troisième et dernière journée des essais hivernaux de F1 en prévision de la saison 2021.

À bord de sa Red Bull, chaussée de gommes tendres (C4), le Néerlandais a bouclé le circuit de Sakhir, à Bahreïn, en 1 min, 28,960 s pour devancer le Japonais Yuki Tsunoda (AlphaTauri) et l’Espagnol Carlos Sainz (Ferrari). Verstappen a été d’ailleurs crédité du chrono le plus rapide de la semaine. 

Le Québécois Lance Stroll, au volant de son Aston Martin, a inscrit le pire temps (1:36,100) de la journée de dimanche, tout juste devant son coéquipier Sebastian Vettel (1:35,041). Tous deux ont été contraints de terminer leur séance avant la fin du temps réglementaire sans être en mesure de réaliser un tour rapide.

Pour l’ensemble de trois jours d’essais, Stroll et Vettel occupent les 12e et 20e rangs parmi les 21 participants.