/finance/homepage

Attention aux fausses annonces pour logements

Comprendre la comorbidité

La pénurie de logements profite aux arnaqueurs qui inondent internet d’annonces frauduleuses d’appartements à louer. 

Gabriel Hébert, 23 ans, aurait très bien pu tomber dans le panneau, lui qui était un peu désespéré le mois dernier, avant de découvrir une annonce trop belle pour être vraie.

« C’était 700 $ par mois, tout inclus, très bien situé, entre le Centropolis et le Carrefour Laval », se souvient celui qui cherchait à déménager sur l’île Jésus avec sa copine.

Après avoir pris contact par courriel avec la soi-disant propriétaire, le jeune couple s’aperçoit rapidement que quelque chose ne tourne pas rond.

Non seulement la dame évite de donner son numéro de téléphone, elle affirme qu’elle n’est pas au pays et que c’est son fils qui fera la visite. 

« Elle disait qu’il habitait l’appartement pendant ses études, mais qu’il était reparti à Val-d’Or. Pour ne pas le faire descendre pour rien, il fallait donner deux mois de loyer par virement Interac avant la visite », raconte Gabriel Hébert.

Pour rendre le tout crédible, elle conseille de lui donner la réponse à la question de sécurité seulement s’il signe le bail.

« Sauf qu’il y a certains types de virements qui peuvent être encaissés sans question de sécurité », rappelle le travailleur de la construction, qui a coupé les ponts à ce moment.

Pas le seul 

Si cette annonce est disparue ensuite du site immobilier Kangalou, des publications trompeuses existent aussi sur d’autres plateformes.

Jinny Bilodeau a été victime du même stratagème à trois reprises dans les dernières semaines.

« Il y a juste le nom du propriétaire qui changeait. Des fois, c’était son gars qui étudiait dans une autre ville, d’autres fois, c’était sa fille. Mais c’était toujours la même histoire », insiste la Montréalaise de 25 ans, qui n’a pas cru non plus ce scénario abracadabrant.

Locataires vulnérables 

Or, certains pourraient se faire avoir, craint Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, un organisme qui défend les droits des locataires.

« Le problème, c’est que les locataires n’arrivent plus à distinguer le vrai du faux, tellement les propriétaires ont l’habitude d’exiger des dépôts de garantie », s’insurge-t-elle.

Au Québec, un bailleur a le droit de demander un dépôt à un futur locataire, mais ne peut l’obliger.

« Mais dans un contexte de rareté, les locataires le savent qu’ils vont perdre leur place s’ils n’acceptent pas », se désole Mme Laflamme.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.