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Il passe un mois dans le coma à cause de la COVID-19

Un mois de comas, deux autres passés aux soins intensifs, une trachéotomie, des poumons qui peinent à fonctionner; Denis Charest a été frappé de plein fouet par la COVID-19.

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Alité à l'hôpital de Trois-Rivières, l'homme de 46 ans a lancé une vidéo en forme de cri du cœur, devenue virale sur les réseaux sociaux. «J'y ai goûté solide!» lance le malade, alors qu'il implore le public d'adhérer aux consignes sanitaires et à prendre la maladie au sérieux.

«Moi, mon message, c'est de ne pas prendre ça à la légère, de garder ses distances, porter le masque, de se nettoyer les mains, de vraiment suivre les consignes», a-t-il réitéré lundi matin, dans le cadre d'une entrevue accordée à TVA nouvelles.

Un cri du cœur qui survient alors que des milliers de personnes marchaient samedi dans les rues de Montréal pour dénoncer les mesures sanitaires.

Pour le professeur de l'UQTR et spécialiste en virologie Lionel Bertoux, les cas de «COVID long» seraient plus fréquents qu'on le croit. Ils représenteraient entre le quart et le tiers des cas recensés. Celui de M. Charest détonne toutefois par la durée de séjour du malade aux soins intensifs, nuance toutefois le scientifique.

C'est la conjointe du malade, une des nouvelles préposées aux bénéficiaires formées dans l'urgence de la pandémie, qui a d'abord contracté la maladie. La travailleuse de la santé avait été appelée en renfort au Centre L'Assomption de Saint-Léonard-d'Aston, au Centre-du-Québec, où une importante éclosion faisait rage.

Après des semaines d'angoisse, Dina Richard croit qu'il y a peut-être un peu de lumière au bout du tunnel.

«Sa trachéo est en train de refermer. Là, il est sorti des soins intensifs, il est dans une chambre depuis 2 jours. C'est un soulagement», a-t-elle exprimé, la gorge nouée par l'émotion.

La vidéo de M. Charest a été visionnée des milliers de fois. Depuis, c'est par centaines qu'il reçoit des messages d'encouragement.

«J'ai tellement de témoignages, ça vient me chercher vraiment», a laissé tomber celui pour qui le chemin de la convalescence s'annonce éprouvant.

Les médecins ne s'aventurent pas à un pronostic, mais on aurait laissé entendre au malade qu'il faudra compter une semaine de rémission pour chaque jour passé dans le coma. La conjointe de M. Charest a pour sa part quitté son poste de préposée aux bénéficiaires pour agir à titre d'aidante naturelle.

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