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«Le risque actuellement est de ne pas se faire vacciner»

La balance bénéfices/risques devrait pencher pour la poursuite de l’administration du vaccin AstraZeneca contre la COVID-19, croit le président du Comité sur l’immunisation du Québec.

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Le docteur Nicholas Brousseau, médecin spécialiste à l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ), s’est fait rassurant en entrevue à LCN ce lundi.

«La question est de savoir si les problèmes d’embolie, de thrombose, sont plus fréquents chez les personnes vaccinées que chez les non-vaccinées. Et la réponse à l’heure actuelle est non.»

Le médecin a rappelé que plus de 10 millions de doses du vaccin AstraZeneca ont été données dans le monde, notamment au Royaume-Uni, sans «davantage» de problèmes chez les vaccinés.

«Des thromboses, des embolies, il y en a des centaines de cas par mois, donc c’est normal comme on vaccine beaucoup de gens, qu’il y ait des cas après la vaccination. Il n’y a aucune indication que le vaccin cause ce genre de problèmes», a-t-il redit.

«Le risque actuellement est de ne pas se faire vacciner, car on s’expose à des complications très sérieuses de la COVID-19.»

Interrogé sur la décision prise par plusieurs pays européens de suspendre temporairement l’administration des doses d’AstraZeneca, le Dr Brousseau explique que ces pays font preuve d’un «excès de prudence».

Il ajoute qu’il faut bien sûr suivre la situation de très près.

«Mais je pense qu’à l’heure actuelle, la meilleure chose c’est de se faire vacciner le plus rapidement possible (...) La certitude qu’on a à l’heure actuelle, c’est que c’est un vaccin très efficace.»

Voyez le reste de son entrevue dans la vidéo ci-dessus.