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Natation artistique: une lettre ouverte pour réclamer du changement

Les dirigeants de quatre organisations québécoises favorisant la pratique du sport ne sont pas demeurés insensibles relativement à l’action collective intentée contre Natation artistique Canada et ont publié une lettre ouverte afin d’exiger du changement dans la culture au sein de laquelle les athlètes concernées évoluent.

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Ainsi, les représentants de Natation artistique Québec, Sport’Aide, Sports Québec et Égale Action ont déploré ce qu’ils considèrent un «problème systémique» qui frappe non seulement la fédération nationale visée par le recours, mais aussi la natation artistique dans son entièreté.

«À nos yeux, les éléments exprimés dans la demande de recours collectif démontrent un problème systémique ancré depuis de nombreuses années, un problème qui dépasse les politiques écrites, qui dépasse la seule équipe d'entraîneures et d'entraîneurs. Il nous est impératif d'obtenir l'assurance que Natation artistique Canada prendra ses responsabilités envers ses membres actuels et futurs», demandent les auteurs.

«Malgré une analyse du contexte et de la situation menée l'automne dernier et dont les conclusions extrêmement perturbantes ont été annoncées en novembre, les changements mis en place depuis nous semblent nettement insuffisants et ne nous permettent pas de croire que l'occasion a été saisie de faire un réel examen de conscience», ajoutent-ils.

La semaine passée, cinq nageuses ayant performé sous l’égide de Natation artistique Canada – Chloé Isaac, Gabriella Brisson, Gabrielle Boisvert, Erin Wilson et Sion Ormond – ont annoncé le début de leurs démarches judiciaires. Elles réclament 250 000 $ en dommages punitifs pour le climat toxique dans lequel elles se sont retrouvées.

Évoquant entre autres l’entraîneure Julie Sauvé (décédée aujourd’hui), elles ont dénoncé «des abus psychologiques, de la honte corporelle et du harcèlement dont elles ont été victimes».