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Des groupes de femmes «consternés» par leur rencontre avec la ministre Charest

CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

Le gouvernement Legault n’entend pas investir plus d’argent pour mitiger le recul important des conditions de vie des femmes engendré par la pandémie, déplorent des groupes mercredi. 

Dans un communiqué conjoint, la coalition surnommée «le Groupe des Treize» se dit «consternée» par une récente rencontre avec la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, où elle aurait appelé à leur patience.

«En effet, il apparaît qu'une réponse structurante du gouvernement pour mitiger les importants reculs des conditions de vie des femmes engendrés par la pandémie ne fera pas partie du prochain budget du Québec», écrivent-ils dans un communiqué conjoint diffusé mercredi.

«[Or], la population québécoise ne peut se contenter d'un énième budget focalisant sur les secteurs d'emploi où les hommes sont surreprésentés, ajoutent-ils. La relance doit, dès maintenant, prévoir un investissement massif dans la santé et la sécurité des femmes, de même que garantir leur inclusion à la reprise économique.»

Selon le Groupe des Treize, le «Plan d'action pour contrer les impacts sur les femmes en contexte de pandémie» présenté le 8 mars dernier par la ministre Isabelle Charest «manque de mesures d'envergure» et son budget de 23 millions $ est «nettement insuffisant».

Qui plus est, la prochaine Stratégie gouvernementale pour l'égalité entre les femmes et les hommes identifiée comme «la pierre angulaire» d'une intervention à plus long terme sur les conséquences de la pandémie par la ministre Isabelle Charest ne sera pas présentée avant 2022, ajoute-t-il.

«En reportant toute action significative à plus tard, le gouvernement Legault ratera non seulement son objectif de rebâtir un Québec post-COVID, mais il cristallisera le recul des conditions des femmes, et particulièrement de celles qui vivent à la croisée des oppressions , concluent-ils.

Le Groupe des Treize compte entre autres parmi ses rangs le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, l’organisme Femmes autochtones et le Réseau d'action pour l'égalité des femmes immigrées et racisées du Québec.

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