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Un boom immobilier sans précédent

Depuis un an, la folie s’est emparée du marché immobilier et tant les acheteurs que les vendeurs ont du mal à y voir l’heure juste.

Les interrogations sont nombreuses : est-ce que les prix vont continuer d'augmenter? Jusqu'où ira la surenchère? L'engouement pour la campagne est-il sur le point de s'estomper?

Chose certaine, le marché est en feu et magasiner une propriété, c'est loin d'être une activité agréable en ce moment, comme en témoigne une mère de famille.

«C’est un stress élevé, peu de sommeil, mais surtout peu de résultats. C’est vraiment désagréable chercher une propriété en ce moment. C’est un contre la montre, c’est une tonne de gens qui court vers le même résultat», résume Mélanie Leclerc, qui a récemment vendu sa maison.

Depuis un moment déjà, elle multiplie les visites et les offres d’achat, mais elle repart bredouille.

«J’ai fait des offres à 80 000$ de plus que le prix affiché et c’est refusé. Honnêtement, c’est une gambling. Tu ne sais pas si tu es proche du prix. Une maison à 500 000$, tu ne peux pas miser 520 000$, c’est 580-600 000$, tu ne sais pas», raconte-t-elle.

Le pire dans tout ça, on ne sait pas toujours sur quoi on risque de mettre la main.

«Est-ce que tu vas payer le hors de prix qui est clefs en main ou quelque chose que tu vas rénover ? Mais là tu vas payer le plein prix parce les matériaux sont hors de prix aussi», dit-elle.

Malgré tout, elle ne regrette pas d’avoir vendu sa propriété puisque le «marché tend vraiment aux vendeurs». Mais pour trouver sa future demeure, elle a dû élargir son périmètre de recherche.

Le cauchemar de Mélanie, c'est aussi celui de centaines de Québécois. 

À Montréal, les condos ont perdu la cote. Il y a aujourd’hui 54% de plus de copropriétés disponibles sur le marché par rapport à l'an dernier. Les prix ont néanmoins augmenté légèrement.

C’est tout le contraire pour ce qui est des maisons alors que l'offre a fondu de moitié et les prix ont augmenté de 28%. En moyenne, les maisons ont pris 100 000$ de valeur en à peine un an.

Le mot d’ordre pour les acheteurs sera patience puisque le marché ne montre aucun signe de relâchement, selon Geneviève Langevin qui est courtière immobilière chez Royal LePage Altitude pour Langevin immobilier.

«En ce moment ce qu’on vit c’est un débalancement de l’offre et la demande. Donc il y a très peu de propriétés sur le marché (...), mais effectivement il y a beaucoup d’acheteurs», explique-t-elle.

Et ceux qui trouveront preneur doivent s’attendre à payer le gros prix, dit-elle.

«Il n’est pas rare que moi je reçoive 22 offres d’achat pour une propriété et que je puisse vendre à 100-150-200 000$ de plus que le prix demandé», précise Mme Langevin.

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