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Surchauffe immobilière: engouement des ménages en télétravail pour les maisons spacieuses

La bulle immobilière actuelle est causée par l'exode des travailleurs dans des grosses maisons en banlieue et à l'injection à profusion d'argent public dans l'économie, selon le ministre des Finances, Eric Girard.  

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Le prix des maisons atteint des sommets au Québec et ailleurs. Une surchauffe de l’immobilier qui s’explique entre autres par l’engouement des ménages pour des habitations plus spacieuses en ces temps de pandémie.  

«Les gens veulent avoir des propriétés, les gens, en raison du télétravail, ont voulu des résidences plus grandes. Montréal, le centre-ville, ne semble pas être le bénéficiaire», a fait valoir jeudi le ministre Girard, talonné par la députée indépendante Catherine Fournier.  

Puisque les frontières sont fermées, les investisseurs étrangers ne sont plus la source de l’explosion du prix des maisons, croit-il. Les taxer davantage n’est donc pas la solution, aux yeux du ministre des Finances.  

L’épidémie de COVID-19 a forcé les gouvernements et les banques centrales à injecter massivement pour stimuler l’économie, une autre cause de la surchauffe, renchérit-il.   

«Le prix du pétrole a rebondi, l'immobilier est fort, le bitcoin est dans le plafond, le prix du bois. Il y a plein de secteurs de l'économie qui témoignent l'excès de liquidités dans le système», a-t-il insisté.  

Pour freiner la bulle immobilière et rassurer la population, la députée de Marie-Victorin demande à ce que les inspections préalables à l’achat d’une propriété soient rendues obligatoire et que la soustraction aux garanties légales soit encadrée.  

Mais pour le ministre Eric Girard, ce n’est pas le rôle du gouvernement, mais plutôt de la Société canadienne d'hypothèques et de logement.  

«C'est la SCHL qui détermine les règles qui guident les conditions d'emprunt comme les mises de fonds minimales, les termes maximaux qu'on peut prendre pour faire des emprunts», a-t-il précisé en chambre.