/sports/homepage

À la défense de son entraîneur-chef

PANAM-2019-ARTISTIC SWIMMING-CAN

Photo d’archives, AFP

Natation artistique Canada défend bec et ongles l’embauche de l’entraîneur-chef Gabor Szauder, qui fait l’objet d’allégations de harcèlement sexuel ainsi que de propos racistes et misogynes dans la demande d’action collective déposée par cinq anciennes nageuses de l’équipe nationale.

• À lire aussi: Suspension pour deux coachs visées par l’action collective

• À lire aussi: Natation artistique: une lettre ouverte pour réclamer du changement

• À lire aussi: Action collective: Natation artistique Canada fait son mea culpa

L’organisme assure avoir fait ses devoirs correctement avant de retenir ses services. 

Natation artistique Canada (NAC) écarte la possibilité d’apporter un changement à la tête du programme et assure que le processus d’embauche a été rigoureux.

«Notre processus a été robuste et nous avons obtenu des lettres de recommandation des fédérations hongroise et slovaque pour lesquelles Gabor a travaillé avant de se joindre à nous, a mentionné la directrice générale, Jackie Buckingham. Il y a eu quatre entrevues, dont la première au cours de laquelle la représentante des athlètes était présente. Au cours de la dernière, un psychologue industriel était présent et il a confirmé que Gabor n’avait pas le profil d’une personne qui pourrait infliger des abus psychologiques aux athlètes.»

Un article du 5 novembre 2020 du journal slovaque a été déposé en preuve devant la cour par les avocats qui représentent les cinq nageuses. Dans un communiqué envoyé le lendemain aux agences de presse, la Fédération affirme qu’une seule plainte a été déposée à l’endroit de Szauder de 2013 à 2018 et qu’il a été complètement blanchi à l’exception d’un autre dossier qui se retrouve devant les tribunaux et qu’elle ne peut pas commenter.

Pas de changement 

La directrice générale de NAC estime qu’un changement d’entraîneur ne serait pas approprié. 

«Nous avons appris beaucoup au cours de la dernière année au sujet de la direction que nous voulons prendre et nous sommes conscients des aspects que nous devons améliorer et toutes ces connaissances seraient perdues si on procédait à un changement, a-t-elle soutenu. Gabor a amené une nouvelle approche d’entraînement au Canada qui nous excite. Il porte moins d’attention sur l’aspect esthétique et plus sur les notions scientifiques. Il apporte notamment une attention particulière à la nutrition. Que ce soit les athlètes, les entraîneurs, les administrateurs et les bénévoles, les gens en place sont les meilleurs pour nous permettre de passer à travers cette période difficile.» 

Les nageuses sont-elles en sécurité et évoluent-elles dans un environnement sain en continuant de s’entraîner sous les ordres de l’entraîneur hongrois ?

«Je sais que les filles sont en sécurité, a affirmé la DG de NAC. Depuis le retour des athlètes en novembre après l’enquête indépendante qui a été menée, plusieurs mécanismes de sécurité ont été mis en place et les athlètes peuvent s’adresser à une personne indépendante si quelque chose d’inadéquat se produit.»

Processus commencé en 2016 

Mme Buckingham assure que la culture de NAC s’améliore depuis la mise en place en 2016 de mesures favorisant l’inclusion et la sécurité. 

«Il y a déjà eu des changements significatifs, a-t-elle assuré. Ce fut difficile de lire les allégations des athlètes. On pensait faire un meilleur travail et on a commis des erreurs, mais on travaille fort pour améliorer la situation. Depuis 2016, on apporte des changements pour rendre notre sport plus inclusif et plus sécuritaire. Le sport change pour s’adapter aux nouvelles attentes, mais ces nouvelles attentes sociales continuent d’avancer. C’est plus long changer de culture que changer de leaders.»

«La prochaine étape est de placer l’humain en priorité et non l’athlète,» de poursuivre la DG de NAC.

Dans la même catégorie