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Des institutions d'enseignement de Saguenay veulent plus de cours en présentiel

Les Cégeps de Chicoutimi et de Jonquière ainsi que l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) veulent offrir plus de cours en présentiel lors de la prochaine session d’automne, tout en respectant les règles sanitaires.

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La majorité des activités pédagogiques de l'UQAC se feront en présentiel à l'automne. Il y en a actuellement entre 30 et 40 %.

«C'est de retrouver une vie universitaire comme on l'a connaissait avant la COVID, c'est-à-dire, avec des activités. Une vie de campus parce que la vie de campus fait partie du cheminement», estime la directrice du Bureau des affaires publiques de l’UQAC, Marie-Karlynn Laflamme.

L'institution demande donc à ses 7000 étudiants, dont un millier provenant de l’étranger, de demeurer près de l'université.

«On demande dès maintenant aux étudiants internationaux de préparer tous les papiers qui vont leur permettre d'avoir leur permis d'étude et de faire le voyage vers nous. Ils doivent être à proximité du campus parce qu'il y aura des activités sur place. Et ça, probablement à toutes les semaines pour tous les étudiants», a indiqué Mme Laflamme.

Au Cégep de Jonquière, les cours en personne sont nombreux, notamment en raison de formation comme Art et technologies des médias (ATM), «parce que les compétences peuvent difficilement s'acquérir d'une façon différente», a expliqué le directeur des études du Cégep de Jonquière, Mario Julien.

«On n'a pas l'impression que l'on va revenir dans un contexte normal où l'on va faire nos activités pédagogiques de façon régulière. Mais on planifie d'avoir le maximum de présence possible. Ça favorise la réussite. Ça favorise la persévérance scolaire», croit M. Julien.

La cible d’avoir davantage d’activités en personne est la même au Cégep de Chicoutimi.

«On veut favoriser la présence au maximum, a déclaré le directeur des études du Cégep, Christian Tremblay. Toutefois, Dans notre scénario, on garde la distanciation de 1,5 mètre. On a bon espoir qu'elle soit levée, mais on est mieux d'être prudents.»

Cet objectif d’avoir plus de présence, en maintenant la distanciation, n'est simple.

«Nos grands locaux accueillent 100 étudiants. Quand on applique les deux mètres de distance, on est à peu près à 27 maximum», évalué Marie-Karlynn Laflamme.

L'UQAC lorgne donc vers la location de salles d’hôtels ou de salles privées pour atteindre son but. «On regarde tous les partenaires actuellement qui ont des salles qui sont plus grandes que les nôtres.»

Au Cégep de Jonquière, cette option n'est pas dans les scénarios. «On a utilisé la salle polyvalente, la cafétéria pour en faire des locaux classe. On continue dans cette voie-là», a précisé Mario Julien.

Le Cégep de Chicoutimi, qui a des accords avec certains hôtels, l'a toutefois déjà tenté.

«On a fait quelques activités pédagogiques, cet hiver. Ça ne s'est pas avéré un grand succès, a reconnu Christian Tremblay. Ça prend dans ces endroits-là un réseau Internet puissant, fiable avec un certain niveau de sécurité qui n'est pas simple à rencontrer.»

Cette solution peut cependant être utile pour procéder à des évaluations, des examens et des travaux en petits groupes, par exemple.

Tous ces scénarios sont élaborés avec les informations actuellement disponibles. Personne ne sait ce que sera précisément la prochaine session d’automne.

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