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Les jeunes inquiets des impacts du télétravail

Plusieurs centaines de jeunes Québécois participent aux Rencontres Maîtres chez Vous depuis vendredi. L’événement annuel qui a débuté il y a 15 ans connaît sa première édition virtuelle cette année. 

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Les 18-34 ans ont pu discuter de divers enjeux avec des intervenants sociaux et politiques, dont le ministre fédéral de l’Innovation, François-Philippe Champagne et le ministre provincial du Travail, Jean Boulet.

Les jeunes affirment être particulièrement préoccupés par les conséquences de la pandémie sur leur génération.

La question du télétravail a notamment été au cœur des échanges. Plusieurs participants du rassemblement virtuel s’inquiètent des limites de cette pratique et de ses impacts sur la santé mentale, surtout à long terme. Anxiété, détresse et solitude sont au nombre des préoccupations.

«Les gens doivent travailler de la maison, s'isoler. Il va y avoir beaucoup de détresse psychologique par rapport à ça», précise Gabrielle Morneau El-Hajal, vice-présidente de Force jeunesse.

Ils affirment que le télétravail a amené de nouveaux défis, tout en causant davantage d’isolement et de détresse psychologique. Le fait d’être toujours connecté à son travail est également pointé du doigt comme un élément pouvant affecter le bien-être psychologique des jeunes.

«Ce qui est très difficile, c'est quand tu commences un nouveau travail, donc là, on parle de relève. Là, tu ne peux pas rencontrer tes collègues», note Élizabeth Zab Laughrea du Comité jeunesse des infirmières de Montréal et Laval.Selon une étude réalisée par l'Observatoire sur la santé auprès de 52 milieux de travail, les employés de 18-34 ans semblent être le plus à risque de tomber en dépression. 93% des répondants sont en télétravail durant la pandémie.

«Il y a aussi le droit à la déconnexion, parce qu'on sait, maintenant, on travaille de la maison, c'est difficile de pouvoir se déconnecter», ajoute Mme Morneau El-Hajal.

Les 18-34 ans souhaitent être davantage entendus et réclament que la santé mentale soit placée au cœur des décisions du gouvernement et de la Santé publique. Selon Statistique Canada, presque un jeune sur trois de la génération des 18-34 ans dit avoir une moins bonne santé mentale qu'avant la pandémie 

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