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Des ateliers pour briser l’isolement des personnes atteintes de Parkinson

Le confinement a eu des effets dévastateurs pour certaines personnes plus vulnérables, notamment celles souffrant de la maladie de Parkinson.

Pour ces personnes, le défi est considérable puisqu’ils doivent continuer de communiquer, sans quoi il risque de perdre la parole.

Si les troubles de mouvement, la raideur musculaire, les tremblements sont les symptômes les plus visibles, un des effets méconnus est le trouble de la communication de la parole. 

C’est un des troubles dont André Pesant, âgé de 72 ans et atteint de la maladie depuis 2013, est affligé.

«Ce que vous entendez, c'est un effort extrême que je fais pour arriver à exprimer des sons... C'est comme une paralysie au niveau pulmonaire», explique l’homme en entrevue avec TVA Nouvelles.

«La voix, c'est un geste moteur aussi, c'est un mouvement, dans les faits et jusqu'à 88% des personnes qui ont la maladie de Parkinson vont développer un problème avec leur voix, avec leurs paroles», indique pour sa part Ingrid Verduyckt, chercheuse à l’Institut universitaire sur la réadaptation en déficience physique de Montréal.

À la fin du mois d'avril 2020, elle a créé, avec l'aide de ses étudiants et de Parkinson Québec, un nouveau programme de pratiques vocales à distance.

«On s'assure que les gens, au moins, pendant une demi-heure par jour, vont parler», précise-t-elle.

M. Pesant est un des participants du programme et il y participe tous les soirs depuis un an. Ils sont une cinquantaine à être du rendez-vous chaque jour.

«Ça permet de réapprendre à respirer, ce qui était un problème avec la maladie. Ça coupe la respiration normale, c'est une respiration très saccadée», raconte le septuagénaire.

Le programme n’est pas une thérapie et elle ne soignera pas les personnes atteintes de la maladie, prévient Mme Verduyckt. Mais au moins, les participants peuvent parler un peu tous les jours.

C’est à tout le moins un baume pour ces personnes qui ont tendance à s'isoler.

«Le fait de communiquer avec d'autres parkinsoniens, ça amène une certaine confiance en soi», mentionne André Pesant.

Quand la COVID-19 sera disparue, ils souhaitent poursuivent ces exercices virtuels qui leur font beaucoup de bien.

Chaque année, ce sont environ 2400 Québécois qui reçoivent un diagnostic de la maladie de Parkinson.

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