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Twitter et Facebook doivent lutter contre la désinformation sur les vaccins

Douze procureurs d'État américains ont appelé mercredi Facebook et Twitter à lutter plus fermement contre la propagation de fausses informations sur les vaccins contre la COVID-19, en retirant notamment les comptes de certains antivaccins notoires, a indiqué la procureure de l'État de New York.

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Dans une lettre adressée mercredi à Jack Dorsey et Mark Zuckerberg, patrons de Twitter et Facebook, les procureurs de New York et 11 autres États se disent préoccupés par «l'utilisation de vos plateformes pour la propagation d'informations frauduleuses».

Alors que la campagne de vaccination contre le coronavirus s'est considérablement accélérée aux États-Unis ces dernières semaines, «la mésinformation disséminée via vos plateformes a augmenté les réticences face aux vaccins, ce qui va ralentir la reprise économique et, plus important, causer à terme plus de morts inutiles».

La lettre cite des chiffres du Center for Countering Digital Hate (Centre de lutte contre la haine en ligne), qui estime à 59 millions le nombre d'abonnés aux comptes «antivaccins» sur Facebook, Instagram, Twitter et YouTube, sans préciser s'il s'agit d'abonnés aux États-Unis ou dans d'autres pays également.

Même si de récentes mesures prises par les deux entreprises contre la désinformation semblent «un pas dans la bonne direction», les procureurs leur reprochent notamment de ne pas avoir retiré de toutes leurs plateformes les comptes de militants antivaccins «notoires».

Douze d'entre eux sont à l'origine de 65% du contenu antivaccin sur Facebook, Instagram et Twitter, ajoutent-ils. Beaucoup ciblent particulièrement la minorité noire, déjà notoirement méfiante envers la vaccination, pour des raisons souvent historiques.

Les procureurs reprochent aussi spécifiquement à Facebook de ne pas avoir assorti d'avertissements les groupes Facebook créés par l'un de ces militants antivaccins, Larry Cook. Et d'avoir même été contre-productif, en accompagnant d'avertissements du contenu «pro-vaccin».

Outre la procureure de New York, la lettre a été signée par les procureurs du Connecticut, Delaware, Iowa, Massachusetts, Michigan, Minnesota, North Carolina, Oregon, Pennsylvania, Rhode Island et Virginie.

Cet appel pressant a été lancé à la veille d'une audition très attendue jeudi au Congrès de Mark Zuckerberg, Jack Dorsey et Sundar Pichai, patron de Google, qui devrait porter en partie sur leurs efforts pour contrer la désinformation.