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«On vit dans un environnement de malades au niveau de la violence», croit Monique Jérôme-Forget

L’ancienne ministre des Finances du Québec et psychologue de formation, Monique Jérôme-Forget, constate comme le reste du Québec la montée des cas de violence conjugale, et a discuté en entrevue à 100% Nouvelles «de la maladie de la violence» qui se répand dans notre société.

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«Je suis incapable de vous dire ce qu’on devrait faire... C’est clair qu’on vit dans une période [difficile]. Vous savez les médias sociaux, c’est devenu un drame dans la société à plusieurs égards. On voit les maires qui les uns après les autres décident de quitter la politique parce qu’ils sont harcelés, même menacés physiquement et leur famille est menacée! On vit dans un environnement de malades au niveau de la violence», lance-t-elle d’entrée de jeu sur la question. 

Concernant les meurtres de femmes, elle se questionne quant à savoir si un ministère fort dédié exclusivement à cette question permettrait réellement d’améliorer les choses. 

«Je ne suis pas certaine que ce soit la solution, mais peut-être que ce l’est. Je me demande ce que l’on peut faire. [...] Sincèrement, même si on me nommait ministre, et vous savez que j’ai la tête dure, j’ai la réputation d’avoir la tête dure, je ne sais pas ce que je pourrais faire pour arrêter ces hommes d’être violents, c’est incroyable le degré de violence. [...] Non seulement des femmes sont mortes, mais certaines sont blessées gravement», juge-t-elle. 

Selon elle, il faut assurément avoir une réflexion sur le sujet compte tenu de la gravité de la situation. 

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