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IUCPQ : les médecins insatisfaits devront «vivre avec», dit Dubé

Quebec

Photo Stevens LeBlanc

Les médecins de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec insatisfaits de devoir composer avec le processus centralisateur d’Optilab devront «vivre avec», a répondu le ministre Christian Dubé lundi.

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Lundi, la chroniqueuse du Journal de Québec, Karine Gagnon, a fait état du mécontentement des spécialistes de cet Institut (IUCPQ), un fleuron de la Capitale-Nationale en recherche, face à la centralisation des tests médicaux dans des mégalaboratoires, une initiative du gouvernement du nom «d’Optilab».

Ainsi, même s’ils disposent de tout l’équipement et sont beaucoup plus rapides et efficaces, les spécialistes de l'IUCPQ se voient désormais interdits d’effectuer plusieurs tests, pour un prix pourtant identique et même souvent plus avantageux qu’Optilab.

Or, Québec dit être arrivé à un «règlement» entre les deux parties, Optilab et l’IUCPQ, au sujet de cet enjeu.

«On a mis toutes les rencontres disponibles pour s’assurer que la proposition qui avait été acceptée par les deux parties, et par Optilab, et par l’Institut, était d’aller de l’avant, a indiqué le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé. Je le répète, s’il y a des médecins qui ne sont pas à l’aise avec la recommandation, ben il va falloir qu’on vive avec parce qu’on a trouvé un terrain d’entente qui était acceptable aux deux parties.»

Pourtant, le pathologiste de l'IUCPQ, Dr Philippe Joubert, nie qu'un accord ait été conclu. «Nous n'avons jamais été informé d'une telle entente», a-t-il indiqué au «Journal». Il précise aussi que deux résolutions du Conseil des médecins dentistes et pharmaciens de l'IUCPQ ainsi que du conseil d'administration, demandent le retour de l'autonomie de ses laboratoires.

Pour Québec solidaire, le gouvernement Legault devrait plutôt envisager une exception pour l’Institut afin de permettre à ses spécialistes de mener les tests qu’ils souhaitent, au bénéfice des patients.

Selon le co-porte-parole du parti, Gabriel Nadeau-Dubois, la position de la Coalition Avenir Québec sur cet enjeu est «un magnifique exemple de retournement de veste». En effet, alors qu’il était encore dans l’opposition, le parti fondé par François Legault critiquait ouvertement le projet Optilab, une initiative de l’ex-ministre libéral de la Santé, Gaétan Barrette, rappelle le député solidaire.

«Qu’est-ce qui motive ce dogmatisme? Je ne me l’explique pas», a déploré Gabriel Nadeau-Dubois.

«L’IUCPQ est un chef de file national et mondial dans plusieurs domaines. Il est important qu’il le demeure. Nous comprenons mal pourquoi le ministre refuse de les rencontrer pour discuter de la situation», a indiqué de son côté la porte-parole du Parti libéral en matière de santé, Marie Montpetit.

- Avec Olivier Faucher, Le Journal de Montréal