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AstraZeneca: l’objectif du 24 juin en péril?

En plus de dire aux Québécois quel vaccin ils recevront avant de se présenter pour leur rendez-vous, les autorités songent à mettre en place des cliniques de vaccination dédiées uniquement au vaccin AstraZeneca.

 Des plages horaires seront identifiées «AstraZeneca» au moment de réserver son rendez-vous de vaccination, a confirmé le ministre de la Santé, Christian Dubé, en point de presse mardi après-midi.

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La mise en place éventuelle de telles mesures vient à la suite de la recommandation du Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) et appliquée sur-le-champ par Québec hier qui a suspendu l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca pour les 55 ans et moins.

«La prudence était importante, et c’est pour ça que temporairement, on va arrêter de vacciner les gens de 55 ans et moins [avec AstraZeneca] au Québec, comme ailleurs au Canada», a expliqué le Dr Horacio Arruda, directeur national de la santé publique du Québec en entrevue au Québec Matin.

«Le vaccin est encore un vaccin qui est bon pour les personnes de 55 ans et plus [...] le bénéfice en haut de 55 ans est beaucoup plus grand que le risque théorique», a-t-il insisté. 

Le Dr Arruda soutient par ailleurs que toutes les données liées aux campagnes de vaccination qui se déroulent ailleurs dans le monde seront suivies de très près, et souhaite faire preuve d’une grande transparence dans les informations à la population. 

«On va s’assurer que les gens sachent quel sera le vaccin sera offert dans une clinique éventuellement et jamais on ne va forcer quelqu’un à recevoir un vaccin qu’il ne veut pas recevoir. On verra à ce moment quelle sera la campagne de communication qu’on fera. On pense même qu’il y aura potentiellement des cliniques spécifiques AstraZeneca», a détaillé le directeur national de santé publique. 

Par ailleurs, l’objectif de Québec de vacciner tous les adultes qui le souhaitent pour la Fête nationale demeure pour le moment, mais pourrait être modifié.  

«En avril, on allait recevoir beaucoup d’AstraZeneca, et [pour cette livraison] on va avoir un impact. D’ici juin, on a encore plein d’autres vaccins qui pourraient venir. On a eu des surprises [dans les livraisons], des fois il y en avait moins, parfois plus. Il est encore trop tôt, mais on va évaluer tout cela et réajuster nos cibles en fonction, mais notre objectif d’offrir un maximum de doses aux Québécois au 24 juin [demeure]».

Le Dr Arruda a toutefois nuancé ses propos plus tard en journée lors du point de presse, en spécifiant qu’il n’était pas le responsable de la vaccination. 

«S’il y a un impact, c’est un impact marginal avec 300 000 doses, parce qu’elles sont au-delà de ce qui était convenu pour la planification du 24 juin. [...] Comme on a atteint notre objectif au mois de mars, je pense qu’on est bien organisé pour atteindre notre objectif au 24 juin», a-t-il assuré. 

Pour le moment, un peu plus de 300 000 doses de Covishield ont été distribuées au Canada et aucun cas de caillots sanguins clairement dû au vaccin n'a été déclaré à ce jour, a indiqué l’organisme fédéral lundi.

Trois cas ont été signalés après l’administration du vaccin, dont un au Québec, mais il n’a pas été démontré que l’injection était en cause.

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