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Départ d'une nouvelle caravane de migrants vers les États-Unis

Au moins 300 Honduriens disant fuir la violence et la pauvreté dans leur pays sont partis mardi, formant une nouvelle caravane en direction des États-Unis, malgré une opération conjointe du Guatemala et du Mexique pour bloquer leur passage.

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Les migrants ont quitté le terminal de bus de San Pedro Sula, la deuxième plus grande ville du Honduras, à 180 km au nord de la capitale Tegucigalpa, pour rallier à pied la frontière du Guatemala à une centaine de kilomètres au nord-ouest.

Il s'agit d'un petit groupe comparé aux caravanes massives qui quittent habituellement le Honduras pour les États-Unis.

«J'ai décidé d'émigrer, car j'ai un enfant de deux ans et l'autre aura bientôt un an, et le travail que j'ai ne suffit pas à payer le loyer, l'électricité, la nourriture et l'eau», a expliqué à l'AFP Carlos Alfredo Gomez, originaire du port de Trujillo, dans les Caraïbes.

Il a laissé sa femme et ses enfants à la maison. Il dit avoir été arrêté par la police, qui l'a laissé poursuivre sa route après avoir vu ses documents «en règle», mais a observé que des voyageurs mineurs non accompagnés avaient été arrêtés.

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AFP

Une femme qui se fait appeler Maribel a déclaré quitter le pays pour «une meilleure vie».

La plupart des voyageurs disent vouloir fuir la violence et la pauvreté qui sévissent dans leur pays d'origine, ainsi que la crise accentuée par la pandémie de coronavirus et le passage dévastateur de deux puissants ouragans en novembre.

Après les fortes restrictions à l'immigration aux États-Unis sous l'administration de l'ancien président républicain Donald Trump (2017-2021), son successeur démocrate, Joe Biden, a promis d'appliquer une politique plus humaine.

Cela alimente l'arrivée de migrants, exerçant une forte pression sur la frontière entre les États-Unis et le Mexique, bien que M. Biden lui-même les ait avertis de ne pas partir illégalement.

Depuis octobre 2018, plus d'une douzaine de caravanes de migrants ont quitté le Honduras, dont la dernière le 15 janvier avec environ 7 000 personnes, qui ont été refoulées du Guatemala à coups de bâtons et de gaz lacrymogènes par la police et l'armée.

Samedi dernier, les gouvernements mexicain et guatémaltèque ont lancé une opération militaire et policière conjointe à la frontière commune pour mettre fin à l'exode.