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Valérie Plante souhaite un retour de la Formule 1 en juin

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Photo d'archives, AFP

Valérie Plante a beau souhaiter la présentation du Grand Prix de Formule 1 du Canada à la date prévue du 13 juin, elle doit aussi réaliser que la course est loin d’être gagnée.

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«C’est la seule épreuve de Formule 1 au Canada, et on y tient, affirmé la mairesse de Montréal mercredi sur les ondes de LCN. Mais il reste beaucoup de détails à attacher.»

Et comment! À commencer par obtenir le feu vert des deux autres paliers de gouvernement. Ce qui est loin d’être acquis. Les mesures imposées par la Santé publique devront être respectées.

«On doit clarifier certains points d’interrogation, a-t-elle convenu. Est-ce que les intervenants de la F1 devront observer une quarantaine?»

Obstacles

Plante a réitéré l’importance du plus grand événement touristique au pays. «On est préoccupés pour la tenue du Grand Prix, qui lance notre saison estivale. »

Mais les obstacles sont importants, aurait-elle dû rappeler, même si elle a fait mention que la «Ville travaille de concert avec le promoteur du Grand Prix du Canada, François Dumontier».

Ce dernier s’est montré moins optimiste que la mairesse dans ses interventions la semaine dernière, en indiquant que les prochains jours seraient déterminants.

À huis clos?

Le cirque de la F1 ne débarquera à Montréal en juin que si la course a lieu à huis clos, pense-t-on. Un report à l’automne paraît improbable en raison du calendrier chargé de la F1 en septembre et en octobre.

Or, Dumontier a répété qu’il n’est pas prêt à assumer les frais de transport du matériel et de la préparation du circuit Gilles-Villeneuve si le site n’est pas occupé à plein rendement. La principale source de revenus du promoteur est la vente de billets. Les gouvernements, qui injectent déjà des montants considérables provenant de fonds publics, devront honorer cette facture si les spectateurs ne sont pas admis.

En contrepartie, le Grand Prix du Canada fait face à une pression énorme. Selon nos informations, le contrat valide jusqu’en 2029 compte en effet une clause particulière: le comité organisateur s’expose à des amendes très salées auprès de la F1 si, pendant la période du contrat, la course n’a pas lieu pendant deux ans. Et ce, peu importe la raison. Pandémie ou pas.

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