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Québec accusé d’avoir déconfiné trop vite

L’opposition à l’Assemblée nationale reproche au gouvernement Legault, jeudi, d’avoir agi trop tard devant l’arrivée des variants. 

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Les différents partis reprochent au gouvernement d’avoir trop rapidement mis de l’avant des assouplissements aux mesures sanitaires, alors que les experts et scientifiques sonnaient l’alarme depuis déjà plusieurs semaines. 

Ils reprochent aussi à François Legault d’avoir envoyé un message contradictoire aux Québécois.

La semaine dernière, par exemple, le gouvernement disait que le Québec résistait à la troisième vague.  

L’opposition soutient qu’il a induit en erreur la population puisque le gouvernement n’était pas du tout en contrôle de la situation. 

«Le gouvernement est en train de jouer au yo-yo avec le moral de la population. Hier soir, si vous vous êtes promenés un peu avant le couvre-feu vous pouviez voir des restaurateurs qui étaient littéralement en larmes parce que justement in n’a pas préparé la population aux annonces», a lancé la chef du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade

«En répétant pendant des semaines aux Québécois et aux Québécoises que le Québec résistait aux variants et à la troisième vague, François Legault a créé un faux sentiment de sécurité», a quant à lui soutenu le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois. 

«Le gouvernement a pêché par excès d’optimisme, il avait des lunettes roses, les Québécois ont adhéré à ce message et maintenant on en paie le prix», a, de son côté, dénoncé Joël Arseneau du Parti Québécois. 

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, se défend en disant que le gouvernement a agi à temps avant que l’explosion des cas ait une incidence trop importante sur les hospitalisations. 

«C’est notre devoir d’être en avant de la parade et de s’assurer qu’encore une fois on protège notre réseau de la santé et c’est pour ça que quand on a vu les éclosions à Québec se confirmer lundi et mardi. On n’avait pas le choix de prendre la décision difficile», dit le ministre Dubé. 

Le gouvernement n’exclut pas de faire ce traitement-choc à d’autres régions si la situation épidémiologique l’impose.