/finance/homepage

Pierre Karl Péladeau: «Transat, c’est une marque exceptionnelle»

Après la fin de l’épisode entre Air Canada et Air Transat, l’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau a réitéré son offre pour racheter la compagnie québécoise au coût de 5 dollars par action.

• À lire aussi: L'acquisition de Transat par Air Canada n'aura pas lieu

• À lire aussi: Les opérations d'Air Saguenay ont été remplacées par Air Tunilik

• À lire aussi: L'ex-PDG d'Air Canada s'en va chez Brookfield Asset Management

Il était d’ailleurs de passage à l’émission «À Vos Affaires» avec Pierre-Olivier Zappa pour commenter cette annonce.

«J’avais mentionné que j’avais fait une offre à 5$, cette offre est toujours valable et valide», mentionne Pierre Karl Péladeau.

Par contre, il a ajouté qu’il n’avait pas eu de discussion avec le gouvernement ou l’entreprise récemment sur ce dossier.

Pas surpris     

La commission européenne a décidé de bloquer la transaction entre Air Canada et Air Transat. Une décision qui est contraire à celle prise par le gouvernement canadien dans les derniers jours.

«Je ne suis pas surpris du tout, je pense que la grande majorité des experts à cette matière concluait qu’on avait un véritable problème de concurrence», rappelle le président de Québecor.

Contexte favorable?     

Les compagnies aériennes font partie d’un des secteurs les plus touchés par la pandémie et avec l’arrivée des variants l’incertitude est toujours présente dans ce domaine.

«Ça m’est arrivé dans ma vie de faire quelques acquisitions qui n’étaient pas toujours dans un environnement particulièrement clément non plus. J’ai eu l’occasion quand même de prendre connaissance des états financiers de l’entreprise il n’y a pas totalement longtemps», souligne l'homme d'affaires.

L’homme d’affaires a confié à Pierre-Olivier Zappa qu’il a des opportunités selon lui chez Air Transat pour tirer son épingle du jeu dans le milieu de l’aviation.

Photo Agence QMI, Joël Lemay

«Quand on regarde le bilan, il y a quand même des disponibilités, oui il y a des remboursements à faire en ce qui concerne les billets, les forfaits et les vols secs... Chose certaine et c’est une des raisons fondamentales pour laquelle j’étais et je suis toujours intéressé à faire l’acquisition de Transat, c’est une marque exceptionnelle.»

Pierre Karl Péladeau a ajouté qu’il avait ce souhait de garder cette entreprise qui a été bâtie par Jean-Marc Eustache.

«Faire en sorte que cette entreprise demeure dans le paysage aérien québécois, que le siège social demeure ici au Québec à Montréal et que les emplois puissent continuer à bénéficier à l’économie québécoise»

Air Transat considère l’offre de Pierre Karl Péladeau     

Après l’annulation de l’acquisition d’Air Transat par Air Canada annoncée vendredi par les deux entreprises, la compagnie aérienne québécoise a affirmé qu’elle allait examiner l’offre mise sur la table par le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau.

«Aujourd’hui, on est à nouveau libre, donc on va considérer toutes nos options et examiner l’offre de M. Péladeau», a soutenu Christophe Hennebelle, vice-président des ressources humaines et affaires publiques de Transat, en entrevue à l’émission « À vos affaires » sur LCN.M. Hennebelle a ainsi avancé que le transporteur aérien allait examiner l’ensemble de ses options stratégiques, et notamment comparer l’offre de M. Péladeau à l’option de continuer à assurer ses opérations tout seul.

En attendant l’examen de l’offre, Air Transat priorise la mise en place d’un financement de 500 millions $ pour rester à flot. M. Hennebelle a notamment précisé que la compagnie est en discussion avec Ottawa pour obtenir des aides au courant des prochaines semaines.«Transat ne va pas plus mal que n’importe quelle autre compagnie aérienne», a-t-il assuré.