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Voici les quatre variants sous étroite surveillance au Québec

L’Institut national de la santé publique du Québec surveille étroitement quatre variants de la COVID-19 dans la province, et du nombre, un petit nouveau a fait son apparition au début du mois de mars.

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Près de sept cas confirmés du variant nigérian ont été confirmés, dont cinq à Montréal, un à Laval, et un dans une région qui n’a pu être déterminée.

Ce variant B.1.525 aurait émergé au Nigéria et au Royaume-Uni dès décembre 2020 et s’est dispersé dans au moins 28 pays depuis. 

«Il est surveillé en raison des conséquences fonctionnelles connues de deux mutations dans la protéine de spicule qui sont également retrouvées dans les variants B.1.1.7 (anglais) et le B.1.351 (sud-africain)», indique le site de l’INSPQ. 

Néanmoins, le mystère plane autour de ce variant et les experts en connaissent peu sur cette nouvelle forme de la COVID-19, qui n’est pas encore largement répandue pour le moment au Québec. 

Rien n’indique à l’heure actuelle qu’il serait plus contagieux ou qu’il causerait plus de mortalité que la souche initiale de la COVID. 

Variant brésilien (P.1)   

Deux cas de variant brésilien ont été confirmés au Québec, dont un cas à Montréal et un autre dans les Laurentides. 

Ce variant a été identifié pour la première fois chez des voyageurs en provenance du Brésil qui ont été testés lors d'un dépistage de routine dans un aéroport au Japon, au début janvier 2021, indique le site de l’INSPQ. 

«Au Brésil (ville de Manaus), le variant P.1 serait de 80 à 150 % plus transmissible et de 10 à 80 % plus virulent (risque de décès) que les variants communs.»

Bien que très peu de cas soient recensés, en raison des mutations partagées avec le variant sud-africain (B.1.351), une diminution de l’efficacité des vaccins est crainte pour cette mutation.  

Variant sud-africain (B.1.351)   

Près de 135 cas du variant sud-africain ont été confirmés dans la province. D’abord apparu en Abitibi-Témiscamingue en février dernier (115 cas confirmés depuis) il n’a jamais été établit comment il a pu entrer au Québec. 

Depuis, il s’est distribué dans de nombreuses régions : Laurentides (4), Lanaudière (5), Montérégie (3), Montréal (6), Capitale-Nationale (1), ainsi qu’un cas dans une région indéterminée. 

«Ce variant serait 50 % plus transmissible que les variants communs et aurait causé une augmentation des décès en Afrique du Sud. À ce jour, les études sur la transmission et les impacts de ce variant sont toutefois limitées», précise l’INSPQ.

Selon les études de laboratoire, il présenterait un risque accru de réinfection et une possible résistance à la vaccination. 

Toutefois, Pfizer a annoncé cette semaine que son vaccin serait efficace contre ce variant. Des chercheurs songent à donner une troisième dose de vaccin pour lutter contre ce variant, ou encore le développement d’un vaccin spécifique pour lutter contre cette souche.

Variant anglais (B.1.1.7)   

D’abord découvert au Royaume-Uni en septembre 2020, il a fallu moins de deux mois pour le voir apparaître au Québec pendant le temps des Fêtes. Il est entré par des voyageurs de retour au pays.  

Extrêmement virulent, il gagne du terrain partout sur la planète, mais aussi au Québec où 995 cas confirmés ont été séquencés. 

Il serait présent dans toutes les régions, sauf sur la Côte-Nord et dans le Nord-du-Québec. 

«Selon les estimations, il serait de 40 à 80 % plus transmissible et de 10 à 70 % plus virulent – en termes de risque d’hospitalisation ou de décès – comparativement aux variants communs. Par contre, les vaccins et les traitements par anticorps seraient tout aussi efficaces contre ce variant que contre la souche initiale», précise l’INSPQ. 

D’autres variants sont également sous surveillance au Québec, mais pour l’instant, ils ne seraient pas plus dangereux que ceux répertoriés par la santé publique. 

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