/news/coronavirus

Des messes de Pâques surtout en virtuel

Mgr Christian Lépine à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal, samedi.

Photo Agence QMI, Steve Madden

Mgr Christian Lépine à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal, samedi.

La pandémie n’empêchera pas les fidèles de célébrer Pâques cette année, que ce soit en virtuel ou en présentiel, parce que toutes les églises ont le droit d’accueillir leurs paroissiens.

• À lire aussi: Ouvert ou fermé pour Pâques?

• À lire aussi: La Semaine sainte en préparation à Sherbrooke

• À lire aussi: L’archevêque de Montréal défend les assouplissements dans les lieux de culte

« On est toujours en temps de pandémie, il y a toujours des mesures qui sont respectées, mais on est très heureux de pouvoir célébrer de façon sécuritaire Pâques ici à l’église, de voir aussi la joie des gens et leur soulagement », soutient l’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine.

Même si la crise ne permet pas de se réunir normalement pour la plus grande fête chrétienne, la plupart des lieux de culte peuvent maintenant accueillir jusqu’à 250 fidèles. À Québec, à Lévis et à Gatineau, la limite est fixée à 25 personnes maximum à cause de la résurgence des cas de COVID dans ces zones.

Changement de programme

« Évidemment, au niveau logistique ça a été un bon défi puisqu’on a dû changer d’organisation [quand la région de Québec est passée en zone rouge/noire]. Ça a fait beaucoup de déceptions, mais au moins certaines paroisses s’étaient préparées à offrir les messes en ligne », explique Valérie Roberge-Dion, directrice des communications pour Église catholique de Québec.

Avec les célébrations de Pâques, ce sont d’ailleurs des milliers de personnes qui se connectent sur les réseaux sociaux et sites web des différentes paroisses, ajoute-t-elle.

À cause de la pandémie et de la fermeture des églises, les diocèses et leurs paroisses n’ont pas eu le choix de prendre un grand virage numérique pour rejoindre leurs fidèles pendant la crise.

« Ça ne remplace pas la présence, c’est certain, mais ça a pu aider plusieurs personnes. On a même plus de gens qui nous regardent sur internet que ce qu’on peut accueillir dans notre cathédrale », s’exclame Mgr Lépine.

À l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal, plus de 500 fidèles ont suivi la messe du Vendredi saint, affirme la directrice du service des communications de l’établissement.

En personne

Pour plusieurs, le virtuel n’a pas su transposer le plaisir d’aller sur place.

« Normalement je viens toujours célébrer Pâques avec ma famille à l’église. L’année dernière, c’était la première fois que nous n’avons pas pu et ça a été difficile. Là, on peut enfin aller prier et retrouver notre communauté, même avec la distance », explique Gabriel Palmer, rencontré samedi à sa sortie de la basilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal.

Pour Normand Cardella, un autre citoyen, c’est aussi le sentiment de rassemblement qui manquait en ligne.

Dans la même catégorie

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.