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«Falcon et le Soldat de l'hiver»: Georges St-Pierre réalise un rêve de jeunesse

Capture d'écran

Georges St-Pierre reprend du service en tant que Georges Batroc dans la nouvelle série de Disney+ qui a fracassé tous les records de visionnements lors de la diffusion de son premier épisode. Le champion d’arts martiaux mixtes (MMA), qui se double dans la version en français, établit le parallèle entre son rôle dans «Falcon et le Soldat de l'hiver» et son ancienne carrière. 

«J’ai toujours été un fan fini de l’univers Marvel et de "Star Wars". C’est vraiment un rêve de jeunesse qui se réalise», dit-il dès le début de l’entrevue avec l’Agence QMI.

Les premières scènes avec Georges St-Pierre dans «Falcon et le Soldat de l'hiver», qui compte six épisodes, se déroulent à bord d’un avion et Batroc y fait le coup de poing avec Anthony Mackie (qu’il a d’ailleurs frappé accidentellement).

Devenir acteur

«J’avais eu un petit rôle dans "Captain America": le Soldat de l'hiver’ dans lequel je confronte Steve Rogers. Par contre, à l’époque, j’étais concentré sur ma carrière d’athlète. [...] Maintenant que j’ai pris ma retraite, je me concentre uniquement sur mon jeu. Je prends des cours de jeu et des cours d’anglais toutes les semaines pour que je puisse m’améliorer», souligne-t-il.

Pour l’ancien champion, la série «Falcon et le Soldat de l'hiver» est «un film de six heures. C’est un très gros budget. Et j’ai eu la chance d’être dirigé par Kari Skogland; elle m’a beaucoup aidé à avoir l’air d’un vrai méchant de l’univers Marvel.»

Pour celui qui avait campé Batroc devant les caméras des frères Russo dans le long métrage, «chaque réalisateur est unique, qu’il s’agisse d’une femme ou d’un homme. Les choses ont changé et je suis très heureux de voir des femmes dans des positions de pouvoir. C’est super parce que ça fait grandir la créativité. Kari est exceptionnelle et j’ai été heureux et chanceux de pouvoir travailler avec elle.»

Le tournage de la scène de Georges St-Pierre a duré... «environ un an et demi, deux ans». Le plateau a dû être fermé pour cause de pandémie avant de rouvrir dans des conditions sanitaires très strictes. «Tout a été retardé. Et Disney a pris tous les moyens pour assurer la sécurité. On se faisait tester tous les deux ou trois jours et on avait un protocole très sévère à suivre.»

Malgré son statut d’ancien champion, sa participation à une énorme franchise et son appartenance à la famille Disney depuis le doublage québécois de «Monstres Inc.», Georges St-Pierre ne prend rien pour acquis.

«En fait, quand j’étais jeune, je croyais qu’on naissait bon acteur. Je savais que pour être un bon athlète, il fallait travailler fort. Maintenant, je comprends que les meilleurs acteurs ont travaillé très fort. Même s’ils ont un talent, il faut travailler pour le développer.»

«Si je peux faire un parallèle, je déteste me battre. Mais je me suis battu parce que j’étais très bon et que j’aimais la liberté que ça me donnait. En fait, je préférais gagner que perdre. D’une certaine manière, j’ai été un acteur toute ma vie. Avant un combat, j’étais effrayé et extrêmement inconfortable. Par contre, quand je me dirigeais vers l’octogone, je devais donner l’impression d’avoir confiance en moi et d’être excité à l’idée d’aller me battre. Ce qui était tout le contraire», explique-t-il.

«Dans le jeu, on peut répéter plusieurs fois, mais quand on arrive sur le plateau, on se rend compte que le décor est différent de ce qu’on avait imaginé. On se rend compte que la réaction des acteurs avec lesquels on joue est différente. On doit alors être comme Bruce Lee le disait. On doit être comme de l’eau. Les meilleurs athlètes et les meilleurs acteurs sont ceux qui sont capables de s’adapter le mieux à la situation.»