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«Star Académie»: Rachel et Jonathan, meilleurs amis des candidats

PHOTO COURTOISIE/Productions Déferlantes

Écouter les confidences des candidats de «Star Académie», leur rappeler de faire la vaisselle ou de se coucher tôt, veiller à les approvisionner en produits hygiéniques: voilà quelques-unes des multiples «tâches connexes» des nounous de l’académie de Waterloo, Rachel Daoust et Jonathan Dubuc.

Il n’existe pas de définition claire du métier de nounou (ou coordonnateur-trice aux candidats), qui est notamment très important dans les coulisses des téléréalités. Grosso modo, ces anges gardiens voient au bien-être des participants, de toutes sortes de façons.

«Jouer la maman, la dictatrice ou l’amie» au besoin, voilà comment Rachel Daoust résume ses fonctions.

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Habituellement directrice de lieux de tournage en fiction («5e rang», «Trop», «Catastrophe»), cette dernière a d’abord secondé Jean-Philippe Dion dans la recherche de l’académie qui abriterait la cohorte d’élèves de «Star Académie 2021», l’été dernier, et a manifesté dans la foulée son intérêt pour le poste de nounou.

Jonathan Dubuc, lui, a rempli ce mandat pendant quelques années à «Occupation double».

«C’est complètement une autre "game", nuance Jonathan en comparant les deux concepts. À "Star Ac", le but, c’est la musique, les chansons, les perfos. Il y a moins de tranches de vie.»

Support moral 

Rachel et Jonathan se partagent les horaires. Rachel monte avec les académiciens en autobus après le variété du dimanche, et passe la semaine avec eux à Waterloo. Jonathan, lui, ne rate jamais une répétition du week-end et se joint aux constants déplacements entre l’académie et le studio MELS, du jeudi au dimanche. C’est lui qui gère le stress des talents en danger, quelques heures avant le variété.

«Moi, je me considère comme un thérapeute d’autobus, rigole Jonathan. Dès que quelqu’un ne se sent pas bien, il vient s’asseoir avec moi à l’avant de l’autobus et me demande comment je peux le conseiller.»

PHOTO COURTOISIE/Productions Déferlantes

Leurs responsabilités diffèrent donc un brin, mais les deux accompagnateurs effectuent beaucoup de support moral auprès des troupes. À ne pas confondre avec «soutien psychologique», insiste Rachel, lequel est assuré par une psychologue diplômée.

«Je parle plus de support moral à travers leurs joies et leurs peines, dans le lien de confiance, indique-t-elle. Je dois aussi faire respecter les règles de la maison. Les candidats ont un couvre-feu; ils ne peuvent pas passer la nuit à "chiller" ensemble. On a de grosses journées et on veut qu’ils soient en forme. Parfois, ils me confient des choses qu’ils ont vécues dans le passé; s’ils ont envie de jaser avec quelqu’un, je joue aussi ce rôle-là.»

Empêcher les académiciens de s’infiltrer dans la partie de leur maison réservée à l’équipe de production, prodiguer les premiers soins en cas de blessures mineures, faire une brassée de lavage pour eux, leur fournir des partitions, se faire la porte-parole des messages de la production, coordonner les horaires au quotidien et les contacts avec les médias, et même indiquer aux jeunes comment se placer, le dos droit, pour être bien vus à la caméra: les besognes de celle que ses jeunes amis surnomment affectueusement «Rachou» sont très nombreuses et s’étalent «24 heures sur 24», précise-t-elle.

«Je ne sais pas combien de fois je peux entendre dans une journée: "Rachou, as-tu vu ma gourde?" ou "Rachou, je ne trouve pas mon calepin..". Je peux l’entendre 72 fois! Ils ont toujours perdu quelque chose, et dès qu’ils me voient, ils me le demandent.»

Discipline 

Rachel Daoust donne également beaucoup dans la discipline. Obliger un des protégés à sortir du spa pour donner une entrevue, ou en enjoindre une autre de quitter la chambre froide où elle s’était installée pour se reposer parce qu’elle avait chaud, sont des situations qu’elle vit fréquemment.

«Mais je suis chanceuse, parce que j’ai des moments privilégiés avec eux. J’ai la chance de connaître tous leurs petits potins», glisse la «grande sœur», qui a déjà fait promettre à sa petite tribu de lui réserver des «accès VIP» lors de futures premières de spectacles, par exemple, quand leurs carrières prendront leur envol.

«Ce sont des amours! Ils sont passionnés et talentueux. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point ils travaillent fort et à quel point le métier de chanteur n’est pas une mince tâche», glisse Rachel Daoust.

«Ce qu’ils vivent est très intense et demandant, émotivement et énergiquement. Ils sont très sollicités», ajoute Jonathan Dubuc, qui se dit extrêmement admiratif de la maturité des académiciens et de leur rythme de travail, et qui veut aussi garder contact avec eux.

Lequel des académiciens... 

A la dent sucrée? «Ils n’ont pas beaucoup la dent sucrée. Peut-être Rosalie, un petit peu, ou Annabelle, mais ce n’est vraiment pas exagéré.»

A le plus de mal à se réveiller le matin? «Vraiment Annabelle!»

Se couche le plus tard? «William, Shayan et Jacob. Ils placotent longtemps dans leur chambre. Ils sont colocs tous les trois et papotent longtemps après le couvre-feu. Ils parlent toujours de musique et s’échangent leur savoir.»

Est le plus discipliné? «Queenie. Et Lunou, beaucoup.»

S’ennuie le plus de ses proches? «Rosalie s’ennuie beaucoup de son "chum".»

Est le plus fébrile avant le variété du dimanche? «C’est étrange, mais ils ne sont pas tant nerveux. Ça dépend des semaines et des numéros. Ils se gèrent vraiment bien.»

Est le plus bavard? «Il y avait Charles. Dashny était un gros morceau. En ce moment, Maëva a une belle énergie et est toujours présente. Rosalie aussi. Il y a une belle chimie.»