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Des œuvres conçues avec des masques jetés au sol

Avec la fonte des neiges, on a la mauvaise surprise de voir apparaître de nombreux masques jetables qui jonchent le sol. Un problème qui préoccupe les centres urbains un peu partout dans le monde. 

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Pour détourner cette pollution, une artiste montréalaise a eu l'idée d'en faire des œuvres originales. 

Oriane Meyer a réussi à mobiliser tout son quartier dans Villeray, avec ses corvées de collecte de masques.

«En une heure, je pouvais en ramasser une cinquantaine, facilement», explique l’artiste.

Cette dernière a déjà reçu des milliers de masques et la collecte se poursuit.

«Les gens veulent s'investir, en fait. Ils veulent trouver des solutions», affirme Oriane Meyer.

L’artiste montréalaise nettoie les masques usagés avant de les transformer en œuvres.

Des initiatives comme la sienne se multiplient sur les réseaux sociaux. Et les Montréalais ne sont pas les seuls à être préoccupés par cette pollution.

Samedi, un mouvement a émergé sur Twitter en France: #saccageparis consiste à publier des images dégoûtantes de la ville, pour forcer la mairesse à engager davantage d'employés afin de nettoyer la ville. Marine Le Pen a d'ailleurs salué les 20 000 publications et l'indignation des Parisiens. 

Oriane Meyer est d’avis que la Ville de Montréal pourrait en faire plus, mais estime que les citoyens doivent aussi s’autoresponsabiliser.

«Il y a des poubelles, puis le monde jette les papiers à terre. Alors s'il y a une boîte pour mettre des masques, puis ils les jettent à terre, ce n'est pas mieux», déplore l’artiste.

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